Le nuage de sable du Sahara a fait baisser la qualité de l’air en Europe

Les régions de Barcelone et de Marseille font partie des endroits qui ont été les plus touchés.

 Orschwihr (Haut-Rhin) le 6 février. Une partie de la France a pris des teintes jaunes et orangées.
Orschwihr (Haut-Rhin) le 6 février. Une partie de la France a pris des teintes jaunes et orangées. AFP/Sébastien Bozon

Les poussières de sable du Sahara qui ont survolé une partie de l'Europe la semaine dernière ont provoqué un pic de pollution de l'air, selon le service européen de surveillance de l'atmosphère Copernicus. Samedi dernier, notamment dans le quart sud-est de la France, le ciel s'est teinté de jaune.

« Ces nuages de poussières ont apporté avec eux de hauts niveaux de concentrations de particules PM10 », des particules dont le diamètre est inférieur ou égal à 10 microns, a commenté Mark Parrington, scientifique chez Copernicus. « Nous avons vu les valeurs de la qualité de l'air baisser de façon importante dans les régions touchées », a-t-il ajouté, mentionnant notamment Barcelone (Espagne) et Marseille (Bouches-du-Rhône).

Les données sur le site de Copernicus montrent des pics de concentration de PM10 autour de 50 microgrammes/m³ à Marseille ou Lyon, au-delà de 60 à Barcelone. Le volume le plus important de ces poussières de sable du Sahara emportées par des vents remontant vers le nord, un phénomène qui arrive généralement plus tard dans l'année, s'est concentré sur le sud de la France samedi.

Une quantité supérieure à plusieurs centaines de fois la moyenne

Le ciel s'est coloré de rouge ou de jaune, et d'importantes quantités de poussières se sont déposées sur le sol, « de façon frappante sur les surfaces couvertes de neige dans les Alpes et les Pyrénées », a noté Copernicus.

Le panache de poussière, qui s'est élevé jusqu'à 5 km dans le ciel, a entraîné le dépôt de plusieurs microgrammes de particules par mètre carré sur une grande partie du sud de l'Europe entre le 4 et le 8 février, soit une quantité « plusieurs centaines de fois supérieure » à la moyenne, a précisé le communiqué.

Copernicus rappelle que ces poussières issues de tempêtes de sable en Algérie peuvent aussi « aggraver les problèmes respiratoires chez les humains, avoir un impact important sur les transports routiers et aériens et réduire la capacité des panneaux solaires ».