En Normandie, un «Central Park» à la rouennaise

Le Champ-des-Bruyères a ouvert ses portes ce week-end avec 28 ha entièrement réaménagés.

 Rouen (Seine-Maritime), vendredi. Audrey Hirbec a suivi pour Métropole Rouen Normandie le chantier du parc sur l’emprise de l’ancien hippodrome.
Rouen (Seine-Maritime), vendredi. Audrey Hirbec a suivi pour Métropole Rouen Normandie le chantier du parc sur l’emprise de l’ancien hippodrome. LP/Laurent Derouet

Depuis ce week-end, un poumon de verdure a ouvert ses portes sur la rive sud à Rouen (Seine-Maritime). Vingt-huit hectares pour ce Central Park à la rouennaise, baptisé Champ-des-Bruyères et installé sur l'ancien hippodrome fermé définitivement depuis 2005.

Il aura fallu plus de dix années de réflexion, une consultation publique et deux années de travaux pour voir aboutir ce projet ambitieux de parc naturel urbain piloté par la Métropole Rouen Normandie pour un budget global de 22 millions d'euros. « La plus grande réussite, c'est d'avoir évité que cet espace soit remplacé par des ensembles immobiliers », assure Audrey Hirbec, chargée des grands projets au sein de la collectivité, qui précise toutefois qu'il reste encore quelques chantiers à finaliser d'ici au printemps prochain.

« Mosaïque d'ambiances »

Avec ses trois aires de jeu XXL — dont la dernière n'est pas encore aménagée — qui vont sans aucun doute ravir les familles, ses parcours et ses espaces dédiés à la pratique sportive, ses vastes pelouses, ses 5000 arbres, ses aires de pique-nique équipées de barbecues, ses pistes en cendrée qui vont faire le bonheur des joggeurs, le Champ-des-Bruyères multiplie les espaces et les usages.

« C'est cette mosaïque d'ambiances que j'apprécie particulièrement », s'enthousiasme Marie Atinault, la vice-présidente chargée de la transition écologique. Une mosaïque qui offre également une large place au maraîchage puisque près de 2 ha sont réservés à la culture des sols, avec une vaste serre et un verger conservatoire, le tout mis à la disposition d'un maraîcher qui aura également sa maison sur place, à deux pas du jardin partagé entretenu par des habitants depuis le printemps dernier.