Élections régionales : Gérard Larcher d’accord pour un report en juin 2021

Le président du Sénat estime que d’ici là, il est possible de sécuriser la tenue de ce scrutin initialement prévu en mars, pour le mener plus sereinement que les municipales.

 Le président du Sénat Gérard Larcher à la basilique Notre-Dame-de-Nice, le 7 novembre dernier.
Le président du Sénat Gérard Larcher à la basilique Notre-Dame-de-Nice, le 7 novembre dernier. AFP/Pool/Valery Hache

Juin mais pas plus tard. Dans un entretien au Figaro, le président du Sénat Gérard Larcher (LR) se dit d'accord pour reporter les élections départementales et régionales au mois de juin, trois mois plus tard que le calendrier originel de mars, mais pas après l'été.

« Il faut que nous nous préparions à l'éventualité de voter + en vivant avec le virus ». « Même si le respect des dates est préférable en démocratie, je ne suis pas opposé à un report du scrutin à la fin du printemps pour des raisons sanitaires », ajoute-t-il. Il souligne toutefois avoir « dit au président de la République et au Premier ministre » que cela doit être fait « sans arrière-pensée » politique : « le temps n'est pas aux calculs politiques, mais à l'expression apaisée de la démocratie dans un univers sanitaire, économique et social compliqué ».

« Reporter le scrutin après l'été poserait en revanche un problème politique et constitutionnel », estime par ailleurs le président de la haute chambre. « Soyons donc raisonnables ! », demande-t-il, appelant, d'ici à juin prochain, « à sécuriser le vote, étudier la possibilité de doubles procurations, travailler sur le vote par correspondance et l'organisation matérielle des scrutins ».

Prolonger le mandat des élus

Le report des élections départementales et régionales en raison de la seconde vague de coronavirus est probablement le cadet des soucis des Français. Il faut pourtant l'anticiper pour éviter de répéter l'épisode étrange des élections municipales, où le premier tour avait été accusé d'avoir propagé l'épidémie et où l'entre-deux-tours avait duré trois mois avec de fortes contraintes sur la campagne, mise sous cloche. Cela implique aussi de prolonger le mandat des élus en place.

Mi-octobre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait annoncé qu'une commission associant « l'ensemble des forces politiques » allait se pencher sur le calendrier.

L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré doit rendre vendredi matin à Jean Castex son rapport sur le sujet. Gérard Larcher a reçu Jean-Louis Debré au Sénat le 28 octobre. Au mois de mars, dans nos colonnes, Jean-Louis Debré avait applaudi au maintien, par le président de la République du premier tour des municipales.