Retraite : nos conseils pour augmenter vos revenus

LE PARISIEN WEEK-END. C’est une certitude, votre pension ne vous permettra pas de maintenir votre niveau de vie. Mais, quel que soit votre âge, des solutions existent. Des retraits programmés au viager, nos conseils pour tirer profit de votre patrimoine.

 Seuls 17% des actifs épargnent régulièrement en vue de leur retraite, d’après l’enquête réalisée par le Cercle des épargnants.
Seuls 17% des actifs épargnent régulièrement en vue de leur retraite, d’après l’enquête réalisée par le Cercle des épargnants. Illustration Julien Pacaud pour Le Parisien Week-End

Le Covid a mis en stand-by la réforme des retraites annoncée par le président Macron. Ce n'est que partie remise, le Premier ministre Jean Castex, a réaffirmé sa volonté d'y revenir. En attendant que les cartes soient rebattues, chacun peut faire le point sur sa situation. Car, au-delà des détails techniques, le constat est inéluctable : vous aurez besoin de compléter vos revenus le moment venu. Les Français en ont bien conscience, et 84% d'entre eux craignent de manquer d'argent pendant leur retraite, d'après l'enquête « Les Français, l'épargne et la retraite » menée en janvier 2020 par Le Cercle des épargnants. A raison. Cesser son activité professionnelle se traduit systématiquement par une baisse de pouvoir d'achat.

« Les salariés du secteur privé dont les revenus sont restés à peu près identiques durant toute leur carrière peuvent espérer percevoir une pension comprise entre 70% et 80% de leur dernier salaire. Mais ce taux tombe à 50% ou 60% pour les cadres, qui gagnent sensiblement plus en fin de carrière qu'au début de leur vie active », explique Valérie Batigne, fondatrice du cabinet Sapiendo, spécialisé dans le conseil sur la retraite. La situation est encore plus douloureuse pour les indépendants, qui perdent plus de 50% de leurs revenus. Reste donc à trouver un moyen pour maintenir son train de vie.

Pour l'heure, seuls 17% des actifs épargnent régulièrement en vue de leur retraite, d'après l'enquête du Cercle des épargnants, grâce, notamment, à des produits spécifiques. Mais pas de panique si, comme nombre de Français, vous n'avez rien prévu. D'autres solutions existent pour vous assurer un complément de revenu. Il est ainsi possible de réaliser des retraits progressifs sur vos placements, de transformer un capital financier, une assurance vie ou un plan d'épargne en actions (PEA) en rente, ou encore de vendre un bien immobilier en viager. « Ne faites pas l'autruche! Il n'est pas trop tard pour préparer votre retraite, même si vous avez passé la cinquantaine », ajoute Valérie Batigne.

1. PUISER DANS L'ÉPARGNE DISPONIBLE

Premier réflexe pour améliorer sa retraite : piocher petit à petit dans ses réserves, à condition de respecter quelques règles. Julien Pacaud pour Le Parisien Week-End
Premier réflexe pour améliorer sa retraite : piocher petit à petit dans ses réserves, à condition de respecter quelques règles. Julien Pacaud pour Le Parisien Week-End  

Avantage : vous restez propriétaire de vos placements, dont le solde reviendra à vos héritiers. Inconvénient : vous risquez de tout dépenser avant votre décès.

La solution la plus simple pour augmenter vos revenus consiste à puiser dans vos placements existants. Ne touchez pas à votre livret A, conservez-­le plutôt pour les dépenses imprévues. Mais vous pouvez réaliser des retraits réguliers en fonction de vos besoins sur une assurance vie, un plan d'épargne entreprise (PEE) ou un plan d'épargne en actions (PEA). « Sur un contrat d'assurance vie, il est possible de programmer des rachats partiels mensuels. L'épargnant perçoit ainsi un complément de revenus correspondant à ses dépenses courantes », précise Marie Damourette, ingénieure patrimoniale à la banque privée Neuflize OBC. Attention, il faut souvent patienter entre trois et quatre semaines pour recevoir les fonds. Sur un PEE et un PEA, il suffit d'effectuer une demande de retrait dès que nécessaire : les délais sont plus courts, de l'ordre de quelques jours. Vous pouvez aussi procéder à des prélèvements ponctuels, sans calendrier précis.

Calibrer les retraits

La difficulté consiste à trouver le juste milieu entre vos besoins financiers et votre capital. Au risque, si vos retraits sont disproportionnés, de tout consommer en quelques années. Démonstration : Marc, 62 ans, détient 80000 euros sur un contrat ­d'assurance vie. S'il retire 300 euros par mois pour compléter ses revenus, son capital sera épuisé en un peu plus de vingt-deux ans, lorsqu'il aura 84 ans. Mais, s'il souhaite disposer de 800 euros par mois, son capital ne lui permettra de tenir que huit ans et quatre mois, c'est-à-dire jusqu'à ses 70 ans ! Ces calculs ne tiennent certes pas compte du rendement futur de son contrat ­d'assurance vie, qui continue à fructifier, mais ils sont éloquents : votre capital-risque de disparaître avant vous si vous êtes trop gourmand. A l'inverse, en cas de décès prématuré, le solde de vos placements reviendra à vos héritiers.

Prévoir des retraits sur son épargne nécessite aussi de la réorganiser. Au fur et à mesure que l'on avance en âge, « il faut faire évoluer son portefeuille, c'est-à-dire progressivement réorienter son contrat d'assurance vie vers des supports moins risqués afin de faire face sereinement aux rachats, sans risquer de vendre un placement boursier au pire moment », indique Jérôme Chigard, directeur de l'ingénierie patrimoniale d'Oddo BHF Banque privée. Il s'agit, par exemple, d'éviter de devoir vendre toutes vos actions aujourd'hui, alors que la Bourse de Paris a perdu 15% de sa valeur depuis le 1er janvier. Pensez aussi à augmenter la part de votre contrat placée sur le fonds en euros, à capital garanti, ou sur un fonds à profil de risque prudent, très peu investi en actions. Même principe pour l'épargne salariale : mieux vaut basculer une partie de vos avoirs sur le fonds le plus sécurisé proposé par l'entreprise. Sur un PEA, il est possible de vendre vos actions pour conserver des liquidités. Le fruit de chaque vente est conservé sur le compte espèces du PEA, où sont puisés les retraits.

Attention à la fiscalité

Reste à tenir compte des conséquences fiscales de vos retraits pour calculer le montant net qui vous revient. « Attention, chaque retrait comprend une part de capital et une part de gain, la fiscalité ne s'applique qu'à cette dernière », précise Marie Damourette. Sur une assurance vie, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 17,2% s'appliquent) en cas de retrait après huit ans, dans la limite d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et de 9200 euros pour un couple. Au-delà de l'abattement, les gains sont taxés à 7,5%. « Il est possible de calibrer précisément un rachat pour rester dans les limites de l'abattement, mais même le taux de 7,5% reste très favorable par rapport aux autres placements », ajoute Jérôme Chigard.

Quant au PEA, il offre une fiscalité favorable en cas de retrait dès son cinquième anniversaire. Exonérés d'impôt, les gains ne sont soumis qu'aux prélèvements sociaux (17,2%). Enfin, vous pouvez puiser dans votre PEE dès que vous quittez l'entreprise, quelle que soit la date de vos versements. Les gains sont exonérés d'impôt, seuls les prélèvements sociaux (17,2%) sont dus.

2. CONVERTIR SON CAPITAL EN RENTE

La conversion de capital en rente consiste à transformer un ou plusieurs placements financiers en revenus réguliers et garantis. Julien Pacaud pour Le Parisien Week-End
La conversion de capital en rente consiste à transformer un ou plusieurs placements financiers en revenus réguliers et garantis. Julien Pacaud pour Le Parisien Week-End  

Avantage : vous êtes certains de profiter de votre complément de revenus jusqu'au bout. Inconvénient : vous n'aurez plus de capital à transmettre à vos héritiers.

Vous disposez d'un peu de capital mais craignez de l'épuiser trop vite à force de puiser dans vos placements ? Sachez que vous pouvez vous assurer des revenus réguliers à vie. Pour cela, il suffit de transformer tout ou partie de votre épargne en rente viagère. L'avantage ? « Cela permet de garantir son niveau de vie jusqu'à la fin, sans angoisse de manquer de fonds à un âge très avancé », précise Pierre-Emmanuel Sassonia, directeur associé chez Eres, société de conseil et gestion en épargne salariale et retraite.

L'inconvénient principal, en revanche, est que « dès qu'un épargnant transforme un capital en rente viagère, il en perd intégralement la propriété, qui est transférée à l'assureur », explique Stellane Cohen, directrice générale d'Altaprofits, société de courtage en assurance vie et gestion de patrimoine. C'est essentiellement pour cette raison que la plupart des Français fuient la rente viagère.

Pourtant, elle peut être le moyen de préserver la paix dans votre famille. Car, avec l'augmentation de la durée de vie, vous avez de fortes chances d'atteindre le quatrième âge et de voir vos besoins financiers augmenter. En transformant une partie de votre patrimoine en rente, « certes, vous en privez vos héritiers, mais vous vous assurez d'avoir suffisamment de moyens pour subvenir à vos besoins et ne pas devenir un fardeau pour vos enfants », pointe Olivier Sénéchal, directeur de OSL Conseil, gestionnaire de patrimoine à Caen, en Normandie.

Privilégier l'assurance vie ou le PEA

Techniquement, le montant d'une rente viagère dépend de deux paramètres : votre espérance de vie au moment où vous transformez votre capital, et le rendement des marchés financiers, car l'assureur va investir les fonds pour en tirer les revenus qu'il vous versera. En pratique, plus vous demandez une rente jeune, moins son montant sera élevé, mais plus la période sur laquelle elle vous sera versée devrait être longue. Vous pouvez confier directement une somme d'argent à un assureur pour qu'il la convertisse en rente. Mais vous avez plutôt intérêt à utiliser une assurance vie ou un PEA-assurance, avec une option de sortie en rente viagère. Car, tirée de ces deux produits, celle-ci bénéficiera d'un avantage fiscal.

Pour l'assurance vie, les impôts et les prélèvements sociaux (17,2%) sont dus sur une fraction de la rente, selon votre âge au moment du premier versement. « Entre 60 et 69 ans, seulement 40% sont imposés avec les autres revenus ; au-delà de 69 ans, la fraction taxable passe à 30% », explique Ronan Léon, juriste chez l'assureur Suravenir. Pour le PEA-assurance, à condition qu'il ait plus de cinq ans, la rente viagère est totalement exonérée et « les prélèvements sociaux sont dus sur une fraction qui dépend de l'âge du titulaire au moment du premier versement », ajoute Corinne Roussel, juriste à Suravenir.

Des frais souvent élevés

D'un établissement à l'autre, les différences peuvent être importantes dans le calcul de votre rente. Premier paramètre à considérer : son évolution au fil du temps. « Les assureurs garantissent une rente viagère de base, dont le montant ne peut pas baisser, mais ils prévoient aussi des clauses de revalorisation, qui sont propres à chaque compagnie », prévient Guillaume Leroy, associé au cabinet Prim'Act.

Deuxième point de vigilance : les frais. Elevés, ils sont de deux types. Les premiers sont prélevés en une fois, au moment de la mise en place de votre rente. Destinés à rémunérer le travail de l'assureur, ils oscillent entre 0,6% et plus de 1% du capital transformé. Les seconds, appelés « frais d'arrérages », rémunèrent la gestion et sont prélevés sur chaque rente versée. Ils correspondent soit à un montant fixe, de quelques euros, soit à un pourcentage de cette dernière. Attention, enfin, aux options que vous choisissez, elles peuvent grignoter une partie de votre rente. C'est pourquoi « il faut toujours demander une simulation, voire plusieurs, en étudiant différentes options », conseille Stellane Cohen, chez Altaprofits.

La plus utilisée est la réversion (au profit du conjoint, du concubin pacsé…), qui – après votre décès – permet au bénéficiaire que vous aurez désigné de toucher tout ou partie de votre rente jusqu'à sa mort. Attention, cette option coûte d'autant plus cher que ce bénéficiaire est plus jeune que vous, car l'assureur s'engage alors à verser la rente pendant plus longtemps. Par exemple, si vous avez trois ans d'écart, « en choisissant de reverser 60% de votre rente, vous toucherez une rente de 12% à 15% plus faible que sans la réversion », explique Guillaume Leroy.

Autre option intéressante : les « annuités garanties ». Techniquement, elle vous assure le versement d'une rente viagère pendant un certain nombre d'années, en général dix, quinze, vingt ou vingt-cinq ans. Si vous vivez au-delà de la période garantie, vous touchez tout de même votre rente jusqu'au bout mais, si vous décédez avant le terme choisi, l'assureur s'engage à verser votre rente à vos bénéficiaires désignés. « Cette option permet de récupérer de façon certaine en moyenne de 80% à 85% de l'épargne, pour soi ou ses bénéficiaires, mais les 15% ou 20% restant seront perdus en cas de décès prématuré », affirme Pierre-Emmanuel Sassonia.

3. VENDRE UN BIEN EN VIAGER

Cette formule vous permet de toucher une rente jusqu’à votre décès, tout en vivant chez vous même si le bien immobilier ne vous appartient plus. Julien Pacaud pour Le Parisien Week-End
Cette formule vous permet de toucher une rente jusqu’à votre décès, tout en vivant chez vous même si le bien immobilier ne vous appartient plus. Julien Pacaud pour Le Parisien Week-End  

Avantage : vous pouvez continuer à vivre chez vous tout en percevant une rente à vie. Inconvénient : le bien vendu ne vous appartient plus, vous ne pourrez donc pas le transmettre à vos héritiers.

Vous n'avez pas de patrimoine financier mais vous possédez un bien immobilier? ­Penchez-vous sur la formule du viager. Elle consiste à céder votre bien – résidence principale, secondaire ou bien locatif – à un acheteur en échange du versement d'une rente viagère à vie. Il n'existe pas de statistiques officielles mais, selon une étude du réseau spécialisé Renée Costes Viager en 2018, les propriétaires des logements vendus en viager sont âgés de 74 ans en moyenne, et ils touchent une rente moyenne de 715 euros par mois. Ce marché enregistre une croissance de près de 5% par an en France, et représente 0,5% des ventes immobilières. « Cette solution suscite aujourd'hui un réel intérêt, puisqu'elle permet au vendeur de s'assurer un revenu régulier tout au long de sa retraite ou de financer une partie de ses dépenses en cas de dépendance », précise Stanley Nahon, directeur associé du réseau Renée Costes Viager.

Céder un logement libre ou occupé

Deux formules de viager sont possibles. Dans neuf cas sur dix, le vendeur cède son bien à l'acquéreur mais il peut continuer à l'habiter jusqu'à son décès (c'est le viager occupé). La valeur du logement subit donc une décote (entre 20% et 50% selon l'âge du vendeur au moment de la transaction) destinée à compenser le fait que l'acheteur ne peut pas y vivre, ni le louer. Beaucoup plus rarement, il vend son bien libre à l'acheteur qui peut l'utiliser immédiatement (c'est le viager libre). « Il s'agit, par exemple, du logement d'une personne âgée qui part vivre dans une maison de retraite. Cela lui permet de toucher une rente pour la financer, plutôt que d'avoir à placer le fruit d'une vente classique, puis de procéder à des retraits réguliers », explique Sophie Richard, fondatrice du réseau Viagimmo.

Une rente mensuelle, trimestrielle ou annuelle

Concrètement, au moment de la vente, l'acheteur vous verse le plus souvent une partie du prix du bien au comptant, qu'on appelle le « bouquet », dont le montant est fixé librement (en général autour de 30% de la valeur du logement). « Ce n'est pas obligatoire mais, en tant que vendeur, vous pouvez l'exiger », précise Sophie Richard. L'acheteur doit en revanche vous verser une rente jusqu'à votre décès. Celle-ci peut être mensuelle, trimestrielle ou annuelle.

Son montant dépend de plusieurs paramètres : votre espérance de vie selon votre âge et votre sexe (calculée selon des tables réglementaires), la valeur de votre bien sûr le marché et, enfin, l'occupation ou non de ce dernier. Par exemple, si une femme âgée de 76 ans cède le logement qu'elle occupe, d'une valeur de 300 000 euros, elle pourra toucher un bouquet de 40 000 euros et une rente de 708 euros par mois. Si elle le vend libre, elle percevra 80 000 euros et 1326 euros par mois. En pratique, c'est un notaire qui calcule le montant de la rente selon des barèmes, mais le vendeur peut aussi prendre conseil auprès d'un expert en viager (agence immobilière spécialisée, franchise…).

Sachez que la rente viagère, soumise à l'impôt sur le revenu, bénéficie d'un régime fiscal avantageux, puisqu'un abattement est appliqué, qui dépend de votre âge au moment du premier versement. Plus vous êtes âgé, moins celle-ci est imposable. Par exemple, si vous avez 70 ans ou plus, seule 30% de la rente sera taxée, contre 40% si vous avez entre 60 et 69 ans. Le bouquet est, lui, exonéré d'impôt. Comme toute transaction immobilière, une vente en viager est encadrée par un acte notarié. Pour que le contrat soit valide, il est indispensable que « ni le vendeur ni l'acheteur ne sachent, au moment de la signature, quel sera le coût global de l'opération, puisque celui-ci dépend de la date du décès du vendeur. Sans cet aléa, la transaction peut être annulée. C'est le cas notamment si le vendeur décède d'une maladie connue dans les vingt jours qui suivent la signature », précise Sophie Richard.

Un acte de vente sur mesure

Le législateur protège en priorité les vendeurs. « Si l'acheteur ne vous verse pas la rente, vous pourrez exiger l'annulation de la vente », souligne Sophie Richard. Mais, comme il n'existe pas de contrat type, redoublez de vigilance lors de la signature. Si vous vendez à deux, « l'acte de vente doit, par exemple, préciser que la rente est réversible en faveur de votre conjoint survivant, et ce en totalité, gratuitement et sans conditions, souligne Sophie Richard. Il peut aussi imposer que la rente soit revalorisée chaque année en fonction du coût de la vie, par exemple de 1% par an ».

Les dépenses prises en charge par le vendeur et par l'acheteur doivent aussi être spécifiées. « Pour faire simple, la répartition est identique à celle qui s'applique entre un locataire et un propriétaire. En tant que vendeur, vous payez les petites réparations et la taxe d'habitation. L'acheteur assume, quant à lui, les gros travaux votés par le syndic, comme un ravalement ou la réfection de la toiture d'une maison, mais aussi la taxe foncière », ajoute Sophie Richard. Quoi qu'il en soit, toutes ces clauses doivent être écrites noir sur blanc dans l'acte de vente car, après la signature, il sera trop tard pour corriger le tir.