Plan social chez Airbus : «Pas de licenciements secs», souffle FO

Après trois mois de négociations, direction et syndicats vont sceller un accord qui préserve 1500 postes par le biais de l’Activité partielle longue durée, avec des pertes de salaire limitées.

 Entrée du site d’Airbus à Bouguenais (Loire-Atlantique). En juin, Airbus avait annoncé la suppression de 15 000 postes de travail, dont 5 000 en France.
Entrée du site d’Airbus à Bouguenais (Loire-Atlantique). En juin, Airbus avait annoncé la suppression de 15 000 postes de travail, dont 5 000 en France. REUTERS/Stéphane Mahe

La direction et les syndicats d'Airbus paraphent ce lundi après-midi un accord dans le cadre du plan social, et « il n'y aura pas de licenciements secs », a affirmé Dominique Delbouis, coordinateur FO, du premier syndicat au sein du groupe.

« C'est une grande satisfaction. Il n'y aura pas de licenciements secs. On y arrivera fin mars par l'ouverture d'une dernière négociation qui nous permettra d'arriver au zéro licenciement contraint. On a un engagement de la direction en ce sens », a-t-il ajouté.

En juin, Airbus avait annoncé la suppression de 15 000 postes de travail, dont 5 000 en France, en raison de la crise du secteur aéronautique frappé de plein fouet par les conséquences de la pandémie du nouveau coronavirus. Le 14 septembre, le personnel d'Airbus avait été glacé par l'annonce du directeur exécutif d'Airbus Guillaume Faury qui jugeait « peu probable que les départs volontaires suffisent » pour atteindre 15 000 suppressions de postes, dont 5 000 en France.

Activité partielle, départs en retraite anticipés...

Après trois mois de négociations, les deux parties vont sceller un accord qui préserve 1 500 postes par le biais de l'Activité partielle longue durée (APLD), avec des pertes de salaire limitées.

D'autres mesures, comme les retraites anticipées (au moins 1 000), le dispositif Corac (Conseil pour la recherche aéronautique civile, 600 emplois), les départs pour créations d'entreprises (400), les départs à la retraite (400), « tout ça mis à bout, on arrive à l'objectif initial de zéro départ contraint », a détaillé le syndicaliste.

Au total, 4 248 emplois étaient menacés chez Airbus avions, et plus de 700 chez Stelia et ATR, filiales de l'avionneur européen.

« Pour nous, le plan social est presque bouclé », se réjouit M. Delbouis. Officiellement, la procédure légale se termine jeudi, mais le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) ne sera clos que fin mars.