Livraison de repas : les sachets de sauce et les couverts ne seront plus systématiques

Les plateformes de livraison de repas et restaurants en ligne viennent de signer une charte par laquelle elles s’engagent à réduire de 50% leurs emballages à usage unique.

Alors que le contexte de restrictions sanitaires bénéficie à leur activité, les sociétés de livraison de repas s'engagent à l'imiter le recours aux emballages dans leurs commandes.
Alors que le contexte de restrictions sanitaires bénéficie à leur activité, les sociétés de livraison de repas s'engagent à l'imiter le recours aux emballages dans leurs commandes. LP/Olivier Boitet

Dix-neuf acteurs de la livraison de repas signent lundi une charte avec le ministère de la Transition écologique. Parmi les mesures phares figure un objectif de 50 % des emballages livrés qui soient sans plastique à usage unique d’ici le 1er janvier 2022, puis de 70 % au 1er janvier 2023.

Les signataires promettent par ailleurs la fin de la livraison systématique de couverts et de sauces dès le 1er mars 2021, ainsi que le lancement de 12 expérimentations pour réemployer les contenants pour plats, avec notamment des dispositifs de consigne. La charte fixe aussi un objectif de 100 % d’emballages recyclables au 1er janvier 2022.

Au total, « dix engagements concrets structurent cette charte, permettant aux signataires d’être acteurs de la transition écologique dans leurs domaines respectifs », a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que trois ONG accompagnent et soutiennent la démarche.

600 millions d’emballages uniques jetés en 2019

La liste des acteurs signataires regroupe des plateformes de commande de repas en ligne (Uber Eats, Deliveroo, Tiptoque, CoopCycle, Stuart) ; des « restaurants virtuels » fonctionnant à partir d’une cuisine centrale (Frichti, Nestor, Popchef, FoodChéri, Foodles, Saveurs et Vie) ; des sociétés proposant des services de réutilisation d’emballages ou de consigne (Uzaje, Green Go, Reconcil, En boîte le plat, Pyxo) ; et des fabricants et fournisseurs d’emballages ou contenants (Metro, Pyrex, Arc International).

Plus de 200 millions de repas ont été livrés en 2019, générant plus de 600 millions d’emballages à usage unique qui ont terminé dans nos poubelles, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique. « Ce marché est en progression constante, de 20 % par an. Et la crise sanitaire ne fait que renforcer cette tendance », pointe le ministère.

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Cette charte est l’aboutissement de plusieurs mois de réflexion : en juillet 2020, les acteurs de la livraison de repas s’étaient en effet engagés à formuler des propositions concrètes au gouvernement pour réduire la quantité de déchets que génère leur secteur.

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« Un comité de suivi se réunira régulièrement et une communication sur l’avancement des engagements sera réalisée tous les six mois. Le ministère animera la démarche et accompagnera les expérimentations de réemploi menées par les acteurs de la restauration livrée, avec l’appui de l’Ademe », l’agence de la transition écologique, détaille le communiqué.