Les restaurants qui rouvrent seront privés du fonds de solidarité, prévient Le Maire

Même s’il s’agit de cas isolés, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie veut être ferme avec les restaurateurs qui restent ouverts.

 Bruno Le Maire a réaffirmé que les aides seront maintenues « tant que la crise sanitaire durera » et « tant qu’il y aura des restrictions sanitaires, il y aura soutien aux salariés, aux commerces, aux entreprises, à notre économie. »
Bruno Le Maire a réaffirmé que les aides seront maintenues « tant que la crise sanitaire durera » et « tant qu’il y aura des restrictions sanitaires, il y aura soutien aux salariés, aux commerces, aux entreprises, à notre économie. » REUTERS

« C'est extrêmement dur » pour les restaurateurs. Même s'il dit comprendre la situation de ces commerçants, Bruno le Maire craint que la fronde de certains, qui ont choisi de rouvrir leur établissement en dépit des interdictions, ne se répande. La solution, selon lui, pour faire plier ces « quelques cas isolés »? Les toucher au porte-monnaie. Désormais, les restaurants qui enfreignent les règles verront leur accès au fonds de solidarité « suspendu pendant un mois ». Cette aide sera suspendue « définitivement » en cas de récidive, a-t-il annoncé sur RTL.

« Je pense qu'à partir du moment où nous sommes généreux, où nous soutenons massivement ceux qui sont fermés […], il est aussi juste et légitime de dire que ceux qui ne respectent pas les règles n'auront plus le soutien de la part de l'Etat », a-t-il affirmé.

Stéphane Manigold, porte-parole du collectif « Restons ouverts », a immédiatement appelé sur BFMTV les restaurateurs « à ne pas se mettre en infraction. » Cependant, il demande une discussion avec les pouvoirs publics, portant notamment sur la possibilité d'ouvrir les terrasses comme à Marseille, alors que la météo commence à se radoucir.

100 millions de fraudes

Par ailleurs, dans un autre registre, Bruno Le Maire a annoncé que 300 000 contrôles étaient en cours pour éventuellement repérer des fraudes sur les aides. « La Cour des comptes évalue ces fraudes à 100 millions d'euros. Je pense que c'est plus mais je n'ai pas de chiffre précis », a-t-il ajouté. En outre, le ministre de l'Économie a insisté sur le fait que « tant que la crise sanitaire durera, tant qu'il y aura des restrictions sanitaires, il y aura soutien aux salariés, aux commerces, aux entreprises, à notre économie. »

Selon lui, l'instauration du couvre-feu permet de « limiter les dégâts » économiques par rapport à une mesure de confinement. « Aujourd'hui le couvre-feu nous coûte 6 milliards d'euros par mois. Le confinement total, c'est 15 milliards d'euros par mois. Ce n'est pas les mêmes ordres de grandeur. Vous en faites des choses avec 9 milliards ».