Le groupe pétrolier Shell veut la neutralité carbone en 2050

Les revenus du pétrole vont permettre à Shell de financer ses investissements pour les énergies vertes.

Le groupe pétrolier va investir 5 à 6 milliards de dollars par an dans les énergies vertes.
Le groupe pétrolier va investir 5 à 6 milliards de dollars par an dans les énergies vertes. Afp/Justin Tallis

Un peu comme Total, qui se tourne de plus en plus vers les énergies vertes, le groupe pétrolier Shell annonce vouloir tendre vers la neutralité carbone en 2050 avec un plan d’investissement de 5 à 6 milliards de dollars par an.

Ces dépenses seront dirigées vers la production d’énergies renouvelables, la fabrication de biocarburants ou encore les points de charge pour véhicules électriques.

Le groupe, comme l’ensemble du secteur, fait face à d’énormes bouleversements, qui poussent les majors à revoir dans l’urgence leur modèle sous la pression de la société civile en raison de la crise climatique et dans un marché pétrolier plombé par la chute de la demande avec la pandémie. «Nous accélérons notre stratégie pour réduire les émissions carbone et créer de la valeur pour nos actionnaires, nos clients et la société en général», a assuré le directeur général Ben van Beurden.

Dans le détail, Shell ambitionne une baisse des émissions de CO2 de l’ordre de 6 à 8% d’ici 2023, de 20% d’ici 2030, de 45% d’ici 2035 et de 100% d’ici 2050.

Pic de la production de pétrole atteint en 2019

Pour autant, le groupe n’abandonne pas, loin de là, la production de pétrole et de gaz d’où il tire la grande majorité de ses revenus. Revenus qui précisément vont lui permettre de financer sa transition énergétique. Le groupe compte toujours investir 8 milliards de dollars par an dans l’exploration et la production d’hydrocarbures. Cependant, sa dépendance envers les énergies fossiles va progressivement diminuer avec une baisse de 1 à 2% de sa production de pétrole chaque année. Selon le groupe, le pic de sa production de pétrole a été atteint en 2019. La consommation devrait être désormais être orientée à la baisse.

Touché par la pandémie, Shell a subi une perte massive de 21,7 milliards de dollars en 2020. L’entreprise a mis en place pendant la pandémie une profonde restructuration avec de nombreuses suppressions d’emplois. Il va notamment supprimer 7 000 à 9 000 postes d’ici 2022.

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En même temps, le pétrolier a décidé de choyer ses actionnaires en annonçant une hausse de son dividende au premier trimestre de 2021.