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La start-up Ekoklean lance une appli pour commander un service de ménage à domicile

Grâce à son application mobile, la start-up Ekoklean On Demand veut révolutionner le service de ménage à domicile. Et promet de créer 20 000 emplois d’ici à septembre 2021.

 Chrystèle Gimaret, cofondatrice d’Ekoklean, veut conquérir le marché des particuliers avec son appli de ménage à domicile sur demande.
Chrystèle Gimaret, cofondatrice d’Ekoklean, veut conquérir le marché des particuliers avec son appli de ménage à domicile sur demande. LP/Arnaud Journois

Commander un service de nettoyage à domicile « aussi facilement qu'un taxi » : c'est la promesse d'Ekoklean On Demand, une plate-forme française née en juin dernier, au cœur de la crise sanitaire. L'idée a germé, pendant le confinement, dans l'esprit de Chrystèle Gimaret, cofondatrice d'Ekoklean, entreprise spécialisée depuis quinze ans dans le service de nettoyage en milieu professionnel avec produits écologiques.

Avec son application mobile lancée ce lundi 12 octobre en phase test, c'est le marché des particuliers qu'ambitionne cette fois de conquérir la cheffe d'entreprise.

Des «ekokleaners» géolocalisés

Ce service de ménage à domicile sur demande, qui doit être totalement opérationnel à partir de début novembre, fonctionnera sur le même principe que les livraisons Deliveroo ou les chauffeurs Uber : des « ekokleaners » (prestataires de ménage) géolocalisés pourront être sollicités à l'avance ou en temps réel pour effectuer un nettoyage à domicile, dans un périmètre limité autour d'eux (cinq kilomètres à Paris, une vingtaine de kilomètres en région). Si le délai d'attente ne convient pas, le client pourra annuler et chercher un ekokleaner plus proche.

Pour recourir à ce service, il faudra compter 30 euros de l'heure, avec possibilité d'un abattement fiscal de 50 % au titre d'une prestation de services à la personne, soit un coût réel de 15 euros.

De leur côté, les ekokleaners seront embauchés après avoir validé une courte formation gratuite en ligne. « Cela peut être un étudiant, une mère de famille, un salarié qui cherche un complément de salaire… », explique Chrystèle Gimaret.

Rémunérés 12 euros nets de l'heure (50 % de plus que le smic), ils pourront choisir, et c'est une première selon Ekoklean, entre le statut d'autoentrepreneur et un contrat « de projet ». Ce contrat salarié, utilisé pour des missions dont la durée est incertaine, permet de moduler le temps de travail en fonction des besoins. Un statut qui se veut néanmoins temporaire, précise Chrystèle Gimaret : après trois mois de travail, un CDI classique est proposé à l'ekokleaner « sur la base des premières statistiques de temps de travail effectué ».

Un partenariat avec Airbnb en France

Et la cheffe d'entreprise voit les choses en grand : elle vise l'embauche de 5 000 ekokleaners d'ici à la fin de l'année, portée à 20 000 d'ici à septembre 2021. Un objectif ambitieux mais pas si démesuré quand on sait que, depuis le printemps dernier, l'entreprise a noué un important partenariat avec Airbnb France. Ekoklean est ainsi devenue le prestataire recommandé - mais optionnel - pour le service de ménage proposé aux propriétaires des quelque 700 000 logements loués via la plateforme. Coronavirus oblige, ces derniers doivent désormais respecter un protocole sanitaire strict. Un bon coup de projecteur pour la start-up, dont le service a reçu la note de 4,8/5 par les utilisateurs d'Airbnb.