La « Rolls » du barbecue est fabriquée en Normandie

Lancée comme un défi entre amis, l’idée d’un barbecue artisanal haut de gamme est devenue une petite entreprise baptisée Barks qui trouve ses racines dans l’Eure.

 Le chef de la Musardière à Giverny, Benjamin Revel, a été séduit par le concept du Barks et par l’objet
Le chef de la Musardière à Giverny, Benjamin Revel, a été séduit par le concept du Barks et par l’objet DR/Bbq Barcks

Du côté d'Autheuil-Authouillet (Eure), chez les Agneray, le barbecue, c'est une tradition, presque une religion. « Avec mon père Marc, le barbecue, c'est tout le temps. En toutes saisons. Qu'il pleuve ou qu'il neige presque… », sourit Philémon, son fils.

Cette passion pour la côte de bœuf saignante ou le magret rosé leur ont donné l'idée, avec deux autres amis de la famille, de se lancer dans la conception d'un modèle haut de gamme, d'une « Rolls » du barbecue fabriquée de façon artisanale dans la région, entre Évreux et Louviers. « C'est parti un peu comme un défi entre copains. Il y a eu quelques mois de recherche et de dessins, pas mal de discussions et plusieurs prototypes pour arriver à notre « Barks », un modèle entièrement en inox marin ». Un bel objet au design contemporain conçu pour pouvoir affronter les années. « On voulait un beau barbecue qu'on puisse garder 10, 20 ou 30 ans », continue le jeune homme qui a rejoint l'aventure en assurant la partie marketing et digitale de la jeune société fondée par les trois amis, par ailleurs tous chefs d'entreprise.

La principale particularité du Barks ? Une grille de cuisson inclinable qui permet de récupérer les graisses et d'éviter qu'elles ne s'enflamment. Une conception qui a notamment séduit le chef d'un restaurant réputé de Giverny, la Musardière, qui l'utilise à demeure. Pour l'heure, une trentaine de modèles ont été vendus. À d'autres amateurs passionnés ou à quelques professionnels. Il faut dire que le prix reste élevé – entre 1 900 et 2 900 euros — pour des pièces presque uniques qui nécessitent de nombreuses heures de main-d'œuvre. « C'est le prix d'un beau vélo », relativise Philémon. La convivialité en plus.