Hôpital : la deuxième hausse de salaires prévue par le Ségur avancée «avant la fin de l’année»

Lors de la conférence presse organisée à la mi-journée pour clarifier la mise en place du couvre-feu, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un geste pour les soignants.

 De même, le Premier ministre a expliqué qu’une indemnité de 110 à 200 euros brut par jour de congé non pris à lors des vacances de la Toussaint qui débutent ce vendredi serait versée à titre compensatoire.
De même, le Premier ministre a expliqué qu’une indemnité de 110 à 200 euros brut par jour de congé non pris à lors des vacances de la Toussaint qui débutent ce vendredi serait versée à titre compensatoire. LP/Simon Gourru

Ils sont encore une fois en première ligne. Comme en mars dernier avec la mise en place du confinement général, les dernières restrictions annoncées, dont le couvre-feu qui débute ce samedi, ont pour but de faire redescendre la tension dans les services hospitaliers proches de la saturation.

Mais plus largement, avant même la crise sanitaire liée au Covid-19, le secteur est confronté à des difficultés structurelles (moyens, salaires…), que le Ségur de la Santé en juillet dernier était censé soulager.

Ainsi, sur les « 15 à 20 milliards d'euros » promis à l'hôpital par Emmanuel Macron, 7,5 milliards ont finalement été alloués à la revalorisation des rémunérations. Après une hausse de 90 euros net au 1er septembre, une deuxième revalorisation était programmée au 1er mars.

Jour de colère dans les hôpitaux

Mais ce jeudi, lors de la conférence presse organisée à la mi-journée pour clarifier la mise en place du couvre-feu, Jean Castex a annoncé que cette hausse des salaires de 93 euros net pour les personnels hospitaliers (hors médecins) sera finalement versée « avant la fin de l'année ».

De même, le Premier ministre a expliqué que les personnels soignants qui renonceront à leurs congés annuels « dans les prochaines semaines », à commencer par les vacances de la Toussaint qui commencent ce vendredi, recevront une « indemnité compensatrice » de 110 à 200 euros brut par jour de congé non pris.

Cette « indemnité compensatrice de congés annuels non pris » vise à « reconnaître par avance l'engagement des agents qui seront mobilisés par nécessité de service dans les jours et semaines à venir », a aussi déclaré M. Castex.

VIDÉO. Les soignants dans la rue, épuisés et en colère

Ces gestes interviennent dans un contexte où la colère du monde hospitalier se fait à nouveau entendre dans la rue ce jeudi. A nouveau soumis à une extrême tension dans leur service à cause de la deuxième vague et pour beaucoup toujours pas satisfait par les moyens donnés par le Ségur de la Santé, une partie du personnel manifeste un peu partout dans le pays.