Hausse record de l’apprentissage : près de 500 000 contrats signés en 2020

Cette hausse record de 40 % est liée à une prime mise en place pour inciter les entreprises, notamment les PME, à recruter malgré la crise. Et qui rend le coût de la première année quasi nul.

 En 2020, 140 000 contrats supplémentaires ont été signés par rapport à l’année précédente (Illustration).
En 2020, 140 000 contrats supplémentaires ont été signés par rapport à l’année précédente (Illustration).  LP/Cyril MICHAUD

Malgré la crise, c'est la « meilleure année de l'histoire ». Quelque 495 000 contrats d'apprentissage ont été signés en 2020, soit une hausse record de près de 40 % (140 000 contrats de plus) par rapport à 2019, annonce le ministère du Travail. Tous contrats confondus, pour les moins de 30 ans, l'alternance a suivi une évolution favorable de + 13 % (509 000 à 574 000 contrats en alternance).

Une performance saluée par Emmanuel Macron : « Pour la première fois, la France passe la barre des 500 000 apprentis recrutés, réagit-il sur Twitter. Continuons pour assurer un meilleur avenir professionnel à nos jeunes ».

Cette hausse est en partie la conséquence de la réforme de 2018 qui a libéralisé l'apprentissage à la fois sur les conditions d'entrée et sur l'offre de formation.

Mais elle est surtout due à la prime mise en place pour inciter les entreprises, notamment les PME, à recruter malgré la crise. Il s'agit d'une aide de 5 000 euros pour un mineur, 8 000 pour un majeur, ce qui rend le coût de la première année quasi nul.

A ce jour, plus de 400 000 dossiers ont été déposés. 220 000 d'entre eux ont d'ores et déjà été payés ou, pour certains, seront mis en paiement le 12 février, selon le ministère. Pour le reste, soit environ 180 000 dossiers, des informations supplémentaires sont attendues.

Les services et le commerce plébiscités

Par niveau d'études, la croissance est une nouvelle fois tirée par l'enseignement supérieur. Le Bac et infra Bac, là où l'effet de l'apprentissage sur l'insertion dans l'emploi est le plus fort, s'est maintenu. « Il faut rester vigilants car nos entreprises ont besoin de compétences sur les niveaux BEP, CAP, Bac pro. Il faut être attentif à développer l'apprentissage sur tous les métiers où il est la seule voie d'entrée », reconnaît-on au ministère.

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Par secteur, la dynamique observée cette année s'explique tout particulièrement par un recours accru à l'apprentissage dans le secteur des services et du commerce, à l'exception de l'hôtellerie-restauration. Les chiffres sont stables dans le BTP et l'industrie malgré la crise.

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Le ministère reconnaît par ailleurs qu'une partie de cette hausse peut s'expliquer par un transfert au sein de l'alternance entre contrats de professionnalisation (qui est de la formation continue et s'adresse à un public plus divers) et apprentissage (qui est de la formation initiale avec des cours en CFA).