Discothèques fermées : des opérations escargot de gérants dans toute la France

Les gérants de boîtes de nuit dénoncent l’impossibilité de travailler dans laquelle ils se trouvent depuis mi-mars.

 Les propriétaires de boîtes de nuit aimeraient rouvrir avec un protocole sanitaire strict. (illustration)
Les propriétaires de boîtes de nuit aimeraient rouvrir avec un protocole sanitaire strict. (illustration) LP/Pascale Égré

Ils manifestent depuis sept mois leur désarroi face aux mesures prises contre la pandémie de Covid-19. Leur colère déborde, ce mardi, alors qu'ils clament leur volonté de pouvoir retravailler. Des patrons de discothèques ont ainsi mené dans la matinée des opérations escargots dans plusieurs villes de France et à leurs abords.

Ces professionnels de la nuit dénoncent cette situation et demandent de l'aide pour ne pas fermer définitivement leurs établissements. Des manifestations ont notamment eu lieu à Rennes, Lille, Bordeaux, Marseille et Lyon notamment.

A Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) par exemple, environ 80 véhicules ont défilé sur l'A51. Ils ont été rejoints par des patrons de bars. « Nous avons proposé un protocole sanitaire pour rouvrir », explique Christophe Long, patron d'un établissement, interrogé par France 3. Et d'ajouter : « On est prêt à enlever la piste de danse qui pose problème et à la remplacer par des tables. Les jeunes mettraient leur masque quand ils circulent et ils resteraient assis à leur table pour consommer. On a un service d'ordre pour assurer ça et l'air d'une discothèque est renouvelé toutes les sept minutes avec un système d'extraction. »

A Rennes (Ille-et-Vilaine), les patrons de boîtes de nuit ont été soutenus par des taxis et des VTC sur la rocade de la ville, rapporte Ouest-France. La police a fait état d'« embouteillages monstrueux ». Les patrons rappellent que le montant des aides, dont le maximum est de 15 000 euros mensuels, est insuffisant pour les gros établissements entre les loyers, les charges et les salaires.

Interrogé par le journal, l'un des patrons, s'il reconnaît que la situation sanitaire, ne va pas dans le sens d'une réouverture prochaine, plaide cependant pour cette réouverture, mais sous conditions. « Tous les week-ends des centaines de soirées fantômes se déroulent en France. Des gens louent des salles pour ça, parfois avec des centaines de participants. Vous ne pouvez pas empêcher les jeunes de faire la fête. Alors pourquoi ne pas le faire de manière encadrée avec des masques et une vraie traçabilité dans nos établissements ? »