Des vaccins produits en France ? Ce que signifient les annonces de Macron

Le chef de l’Etat a déclaré ce mardi soir sur LCI que quatre sites de production produiront du vaccin dans les semaines à venir.

 Le président de la République a annoncé ce mardi que quatre sites produiront du vaccin en France.
Le président de la République a annoncé ce mardi que quatre sites produiront du vaccin en France. REUTERS/Pool/Thomas Samson

Emmanuel Macron semble vouloir donner des perspectives aux Français, qui se demandaient plutôt ces derniers jours s'ils finiraient à terme par être reconfinés. Quoi de mieux que de livrer un horizon plus précis aux Français sur la campagne de vaccination pour tenter de leur redonner un peu de baume au cœur? C'est ce que s'est évertué à faire le chef de l'Etat à l'issue de sa réunion avec les représentants des acteurs de la chaîne de production de vaccin.

Déjà, Emmanuel Macron a promis que tous les Français qui le souhaitent pourront se faire vacciner avant la fin de l'été. L'engagement, cette fois, est ferme. Il avait déjà été esquissé dans la bouche du ministre de la Santé Olivier Véran le mois dernier.

Les quatre sites déjà identifiés

Mais encore, Emmanuel Macron a annoncé que les vaccins contre le Covid-19 seront produits sur le sol français. « Dès les prochaines semaines, c'est-à-dire dès fin février début mars, nous aurons des sites qui vont en France produire le vaccin », a-t-il annoncé devant les caméras de LCI. « On en aura quatre qui vont produire ce vaccin », a-t-il précisé. Auprès du Parisien, une source ministérielle indique que les sites en question ont été « identifiés et accompagnés depuis plusieurs mois ».

Les quatre industriels qui seront chargés de produire du vaccin sur l'un de ses sites en France sont, selon nos informations Recipharm, Delpharm, Fareva et Sanofi. « Le premier d'entre eux devrait commencer à produire fin février, courant mars pour le vaccin Moderna », nous confirme-t-on. Le cas de Sanofi fait quelque peu exception, puisque celui-ci se concentrera quoi qu'il arrive en France sur la production de son propre vaccin, qui n'est pas prévu pour tout de suite. Il ne devrait pas être disponible avant la fin de l'année.

De la mise en flacons

Attention, pour autant, à ne pas se tromper quant aux modalités de production qui seront effectivement mises en œuvre sur ses sites. À ce stade, du fait de contraintes liées à la propriété intellectuelle des laboratoires qui produisent d'ores et déjà des vaccins, les sites sollicités en France devraient se contenter de ne faire que du conditionnement, après avoir reçu le vaccin déjà produit ailleurs dans le monde. « À ce stade, ce sera effectivement du flaconnage. Mais il est important de garder à l'esprit qu'il s'agit d'une opération très complexe, rappelle-t-on au sein de l'exécutif. Notamment pour les vaccins ARNm dont les molécules sont très fragiles. On ne s'improvise pas flaconneur. »

Impossible, au moment où nous écrivions cet article, de savoir si la livraison des produits vers les sites de mise en flacons par les laboratoires pharmaceutiques impliquera une rétribution à leur bénéfice. L'objectif du président de la République, en revanche, est lui bien connu : « produire plus vite et plus fort ». Et montrer, peut-être aussi, que la France peut se montrer à l'initiative sur la question des vaccins.