Covid-19 : une discothèque de l’Orne en vente sur Leboncoin

C’est la mort dans l’âme que son propriétaire Eric Lalande, se sépare du Thamengo à Argentan, fermée depuis des mois pour cause de Covid-19.

 « L’an dernier, j’ai investi 70 000 euros pour la remettre aux normes, moderniser la sonorisation… Et voilà, plus rien depuis près d’un an », déplore Eric Lalande. (Illustration)
« L’an dernier, j’ai investi 70 000 euros pour la remettre aux normes, moderniser la sonorisation… Et voilà, plus rien depuis près d’un an », déplore Eric Lalande. (Illustration) LP/Florian Loisy

Le Thamengo, l'une des discothèques historiques de l'Orne est depuis quelques jours en vente… sur le site en ligne Leboncoin! Convaincu que la situation, due au Covid-19, ne va pas s'améliorer dans les mois qui viennent pour ces établissements fermés, son propriétaire se dit contraint de jeter l'éponge, alors que tout allait pour le mieux…

« C'est tout un pan de ma vie dont je me sépare. Mon père avait monté Le Thamengo à Argentan, il y a 40 ans. Puis, je l'ai rachetée. L'an dernier, j'ai investi 70 000 euros pour la remettre aux normes, moderniser la sonorisation… Et voilà, plus rien depuis près d'un an. Je ne vais pas rester comme ça, sans travailler, à regarder en plus le bâtiment se dégrader. C'est triste mais je n'ai pas d'autre choix que de mettre en vente. »

Eric Lalande, 58 ans, n'imaginait évidemment jamais vivre une telle situation. Et, surtout, il ne voit pas d'éclaircie « au mieux… avant 2022 ». Il s'est donc résigné à publier cette annonce laconique sur le célèbre site de vente en ligne : « Local commercial ou industriel. Bâtiments, entrepôts et murs à vendre 290 000 euros ».

«Je rouvrirais avec plaisir mais hélas…»

« Je ne me fais pas d'illusion. Personne ne va l'acheter pour en faire une discothèque dans un tel cataclysme pour la profession. En revanche le local de 400 m2 sur un terrain de 5500 m2 en zone artisanale peut éventuellement intéresser une entreprise. »

En attendant, les huit salariés de l'établissement sont au chômage partie l. « C'est d'autant plus dur qu'on était en pleine progression. Les travaux avaient redonné un élan à la boîte. L'ambiance était vraiment bonne. On sentait tous un bel élan. Et franchement le potentiel économique est évident puisqu'on est seuls dans un rayon de 35 km. D'ailleurs, si par miracle la situation se résolvait dans trois ou quatre mois et que je n'avais toujours pas vendu, je rouvrirais aussitôt avec grand plaisir. Mais, hélas, on en est très loin… »