Covid-19 : le dispositif de chômage partiel à 100% reconduit jusqu’à fin février

Le gouvernement maintient ce dispositif destiné aux secteurs les plus touchés par la crise. Les salariés concernés continueront de toucher 84 % de leur salaire net.

 La ministre du Travail Elisabeth Borne jeudi lors de la conférence de presse du gouvernement sur l’épidémie de Covid-19.
La ministre du Travail Elisabeth Borne jeudi lors de la conférence de presse du gouvernement sur l’épidémie de Covid-19. REUTERS/pool/Thomas Coex

Face au risque de nouvelle flambée de l'épidémie, le gouvernement, qui a annoncé ce jeudi 14 janvier de nouvelles mesures contre le Covid-19, rouvre le robinet du chômage partiel. La principale arme antichômage, qui permet aux entreprises de maintenir les emplois le temps que l'activité reparte, sans débourser un centime, et aux salariés concernés de toucher 84 % de leur salaire net, est reconduite d'un mois. Un décret paru le 31 décembre prévoyait de maintenir cette prise en charge totale de l'Etat jusqu'à fin janvier, « à moins que la crise sanitaire s'aggrave », avait promis la ministre du Travail Elisabeth Borne.

Concrètement, les secteurs fermés totalement ou partiellement, notamment la culture, le sport, les stations de ski, continueront de bénéficier d'une prise en charge de l'activité partielle à 100 %. Cela s'applique tant que les mesures de restrictions administratives sont effectives.

Un système maintenu tant que la situation l'exigera

Pour les secteurs protégés comme les hôtels ou l'événementiel, la prise en charge à 100 % sera aussi maintenue jusqu'à la fin février. A partir de mars, ce taux restera inchangé si le chiffre d'affaires est en baisse de 80 % par rapport à l'année dernière. Sinon, l'employeur aura à verser un reste à charge de 15 %.

Les autres entreprises ne sont pas concernées par le 100 %. Jusqu'à fin février, l'employeur devra mettre de sa poche 15 %. Et à partir de mars, ce reste à charge sera de 40 %.

Ce calendrier est-il susceptible d'être revu, selon l'évolution de l'épidémie ? Il y a un mois, la ministre du Travail Elisabeth Borne s'était engagée à l'adapter, assurant, que l'Etat accompagnera les entreprises aussi longtemps que la situation sanitaire l'exigera afin de protéger les emplois, aussi longtemps que nécessaire.