Restaurants : la livraison à domicile autorisée malgré le couvre-feu

Au même titre que les établissements de santé, les restaurants pratiquant la livraison à domicile pourront poursuivre leur activité malgré les restrictions en vigueur à Paris et sa petite couronne ainsi que dans huit métropoles.

 Les Franciliens et les habitants des huit métropoles concernées par le couvre-feu pourront toujours se faire livrer de la nourriture à domicile.
Les Franciliens et les habitants des huit métropoles concernées par le couvre-feu pourront toujours se faire livrer de la nourriture à domicile. LE PARISIEN

La livraison à domicile échappe au couvre-feu. Tandis que « tous les lieux, commerces ou services recevant du public seront fermés » entre 21 heures et 6 heures à Paris et sa petite couronne, ainsi que dans les huit métropoles concernées par le dispositif annoncé par Emmanuel Macron mercredi soir pour enrayer la progression de l'épidémie de Covid-19, les restaurants pratiquant la livraison - au même titre que les établissements de santé et médico-sociaux - feront figure d'exception, a précisé le Premier ministre Jean Castex.

S'ils seront fermés au public, ils pourront toutefois préparer des plats à emporter qui pourront être livrés à domicile. Une information confirmée au Parisien par Bercy.

C'est un moindre mal pour le secteur de la restauration, lourdement frappé par les mesures de confinement et de restriction depuis plusieurs mois. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a d'ailleurs annoncé ce jeudi que pour les hôtels, cafés et restaurants, le fonds de solidarité jusqu'à 10 000 euros mensuels pourra être perçu par les entreprises ayant une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 %, et non plus 70 %.

La question de l'interdiction de livraison à domicile se posait tout de même avant la prise de parole du Premier ministre. Car si elle avait été autorisée durant le confinement national de mars à mai, elle avait été interdite à Mulhouse et Nancy entre 21 heures et 6 heures, durant la même période, en vertu du couvre-feu imposé dans ces deux villes.

Pas sûr cependant que cette concession au secteur rassure les professionnels de la restauration. Dans un communiqué commun publié mercredi soir, à la suite des annonces du président de la République, le Syndicat de la restauration thématique (SNRTC), l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), le Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI) et le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC) ont dénoncé une « fermeture déguisée » de leurs établissements.