Coronavirus en entreprise : l’Inspection du travail a réalisé 64 000 contrôles depuis le début de la crise

93 % des structures qui ne respectaient pas le protocole se sont mises en conformité.

 Sens de circulation, poignées de porte spéciales, masques et solutions désinfectantes font partie du protocole.
Sens de circulation, poignées de porte spéciales, masques et solutions désinfectantes font partie du protocole. LP

Les entreprises sont-elles en conformité avec les exigences imposées par la crise sanitaire? Le directeur général du Travail (DGT) a fait état ce mardi de « plus de 64 000 interventions » pour vérifier les « conditions de respect de la réglementation dans le contexte sanitaire », y compris celle sur le télétravail.

Il ne s'agit pas là des contrôles sur d'éventuelles fraudes au chômage partiel.

Sur ces interventions, « plus de 38 000 ont donné lieu à des suites, dont 400 mises en demeure adressées à des employeurs », a précisé Pierre Ramain lors d'une visioconférence avec l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis). Il a assuré que 93 % des entreprises prises en défaut avaient fait le nécessaire pour se mettre en conformité avec les règles et que seuls 14 référés avaient dû être initiés.

10 fois plus que la moyenne habituelle

Ces 400 mises en demeure, c'est 6 à 10 fois la moyenne habituelle de « 40 à 60 par an », une « explosion », selon le directeur adjoint Laurent Vilboeuf.

Interrogé sur les contaminations en entreprise, Pierre Ramain a aussi évoqué « 3 900 clusters investigués depuis le début de la crise sanitaire » dont « 1 900 considérés comme encore actifs », les investigations n'étant pas closes. Il a souligné que « plus de la moitié » concerne les secteurs sanitaire et médico-social, listant parmi les modes de contaminations la restauration collective, les événements conviviaux en marge du travail ou encore le covoiturage.

En matière de dialogue social en temps de crise, le DGT a affirmé par ailleurs ne pas avoir observé de « ralentissement », évoquant un dialogue « assez dynamique » avec un volume d'accords en 2020 « probablement un peu en deçà » de 2019 mais supérieur à 2018. Sur les accords spécifiquement conclus sur la gestion de la crise sanitaire, environ 90 accords de branche et 9 000 accords d'entreprise ont été déposés, notamment sur la prise des congés payés, ou l'activité partielle longue durée.