Electroménager : bientôt un indice de «réparabilité» sur vos appareils

En début d’année prochaine, une note sur 10 sera affichée sur cinq catégories de produits pour savoir si l’appareil est plus ou moins réparable.

 L’objectif du ministère de la Transition écologique est d’inciter les fabricants à intégrer dès la conception de leurs produits des critères de réparabilité.
L’objectif du ministère de la Transition écologique est d’inciter les fabricants à intégrer dès la conception de leurs produits des critères de réparabilité. LP/Aurélie Audureau

Comme pour les étiquettes « énergie » qui permettent de connaître les performances énergétiques d'un appareil, il sera bientôt possible de savoir si le lave-linge que vous achetez est facilement réparable ou pas. Un indice « réparabilité » doit en effet voir le jour en début d'année prochaine, « à partir du 1er janvier 2021 comme prévu dans la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire », assure le ministère de la Transition écologique.

Dans un premier temps, cet indice sera apposé sur cinq catégories de produits : le lave-linge à hublot, le smartphone, l'ordinateur portable, le téléviseur et la tondeuse à gazon. « Il s'agissait de prendre un produit phare par catégorie. Mais à terme, d'autres appareils seront concernés », assure Camille Beurdeley, déléguée générale du Gifam, le groupement des marques d'appareil pour la maison qui a collaboré avec d'autres acteurs et l'Ademe à l'élaboration de cet indice.

Cinq critères dont la réparabilité

En quoi consiste-t-il exactement ? Il s'agit d'une note sur 10 qui devra être affichée lisiblement en magasin ou en ligne « avec une signalétique simple et apparente, visible au moment de l'acte d'achat », précise le ministère. Cette note se base sur cinq critères (NDLR : la mise à disposition de la documentation, la disponibilité des pièces, l'accessibilité et démontabilité de l'appareil, le prix des pièces par rapport au prix du produit et un critère spécifique au produit) dont le détail devra aussi être communiqué aux consommateurs.

Les contrôles de cet affichage seront effectifs dès 2022. « Cela leur permettra ainsi aux clients de faire un choix éclairé et de mieux comparer les différents modèles d'une même catégorie », précise Camille Beurdeley tout en affirmant que les « appareils qui seront les mieux notés ne seront pas forcément les plus chers ».

Selon le ministère, l'objectif de cet indice est évidemment d' accompagner le citoyen dans plus de réparation, mais aussi d'inciter les fabricants à intégrer dès la conception de leurs produits des critères de réparabilité. Ces produits « éco-conçus » seront ainsi plus durables, car plus réparables et à terme, plus robustes quand l'indice de réparabilité deviendra un indice de durabilité (2024). »

Et de rappeler d'ailleurs qu'aujourd'hui seulement 40% des pannes des produits électriques et électroniques donnent lieu à une réparation en France. «L'objectif est de passer à 60% d'ici cinq ans », précise-t-on au ministère.