E-commerce : Frach se rêve en Amazon du made in France

La plate-forme de vente en ligne née à Cavaillon (Vaucluse) en novembre ne propose que des produits 100 % français.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 L’entrepreneur Jan Prudik a créé le site de vente en ligne Frach qui ne propose que des produits Made in France.
L’entrepreneur Jan Prudik a créé le site de vente en ligne Frach qui ne propose que des produits Made in France. LP/Marc Leras

« Si c'est français, c'est ici! » Labellisée French Tech et avec déjà plus de 2000 produits, provenant d'une centaine d'entreprises, en vente sur son site Internet, la toute récente plate-forme d'e-commerce Frach se rêve en Amazon du made in France. Un pari pour le cofondateur de cette marketplace, l'entrepreneur de Cavaillon (Vaucluse) Jan Prudik, 36 ans, qui a recruté, depuis le lancement du site en novembre, deux commerciales et trois assistantes de communication digitale en contrat d'apprentissage.

« Comme tout le monde, je commandais sur Internet et je me suis interrogé sur le bilan carbone de ce qui m'était livré. Il y a une prise de conscience des consommateurs sur l'importance du made in France sur l'environnement, l'économie et l'emploi, mais le plus difficile est de faire changer les habitudes d'achat », plaide Jan Prudik, qui a déjà monté avec succès des sites de vente en ligne de piscines ou de joints d'étanchéité.

« Contrairement à ce que l'on peut penser, on peut trouver des produits fabriqués en France dans tous les domaines, à des prix concurrentiels. On les a découverts en cherchant et en les contactant. On a eu de bonnes surprises avec des choses très innovantes. »

Les prix démarrent à 4 euros

Beauté et cosmétique, mode, puériculture, maison, mais aussi high-tech ou accessoire de téléphonie, les rayons virtuels commencent à se remplir avec des prix allant de 4 euros à plusieurs centaines d'euros. « On peut également trouver des produits classés par régions et nous souhaitons nous positionner sur l'alimentaire », précise Jan Prudik, qui, avec son épouse Eve, développe également une gamme de produits « zéro déchet » mais aussi la vente d'œuvres d'art. Après un achat, Frach, qui prend 12 % de commission, prévient par une alerte le vendeur qui se charge d'expédier la commande.

« Aujourd'hui, si on veut acheter français, il faut chercher un peu partout, notre proposition est de se regrouper pour être identifiés », poursuit Jan Prudik. Il espère arriver à 15 000 références proposées et 2 millions d'euros de vente dès cette année : « Notre site a été créé sur mesure et notre référencement est en train de monter sur les moteurs de recherche, ce qui devrait avoir un effet sur la courbe des ventes. »

Frach prépare actuellement une campagne de promotion sur les réseaux sociaux pour les cadeaux de la Saint-Valentin « originaux et éthiques ». « Le made in France est une valeur commune et notre offre est bien reçue par les entreprises », constate Aurélie, l'une des commerciales chargée de trouver de nouveaux vendeurs.