Click and collect : Bercy tape du poing sur la table

Face aux nombreux abus constatés dans les magasins ou les grandes surfaces qui pratiquent le click and collect depuis le début du confinement, le ministère de l’Economie tient à rappeler les règles.

 Le système du click and collect  — l’achat sur Internet ou par téléphone suivi du retrait en magasin — a été mis en place dès le début du deuxième confinement.
Le système du click and collect — l’achat sur Internet ou par téléphone suivi du retrait en magasin — a été mis en place dès le début du deuxième confinement. LP/Olivier Arandel

Le ton est monté d'un cran, ce vendredi après-midi à Bercy. De nombreux abus dans l'utilisation du click and collect — l'achat sur Internet ou par téléphone suivi du retrait en magasin — ont en effet été constatés dans les magasins et les grandes surfaces proposant ce dispositif à leurs clients. Parfois, les commandes sont passées directement à l'intérieur ou devant le magasin — et non depuis son domicile — avant un retrait du produit, quelques minutes plus tard par les clients.

« Il ne faut pas confondre le click and collect et le ask and collect (NDLR : demander et récupérer), lâche, agacé, un proche du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Les consommateurs ont tout à fait le droit de commander, par téléphone ou via Internet, un produit qu'ils viennent ensuite retirer en magasin. Mais nous voyons bien qu'en pratique, des files d'attente se constituent devant de nombreux points de vente, qu'il s'agisse de boutiques ou de grandes surfaces, avec des consommateurs qui demandent sur place de récupérer tel ou tel produit, qui n'a pas été commandé en amont. Ce n'est pas acceptable car les files d'attente multiplient les contacts. »

Permettre la vente de produits non-essentiels

Ces dernières heures, de nombreux représentants de commerçants ont ainsi été contactés par le ministère de l'Economie pour un rappel à l'ordre. Le ask and collect doit cesser immédiatement », a martelé Bercy. Mais pas question, a priori, de suspendre le service de click and collect « tant que les règles sont respectées », précise-t-on. Ce dispositif, mis en place depuis le début du deuxième confinement, permet aux commerçants et aux grandes surfaces de continuer en partie leur activité, notamment la vente de produits non-essentiels.