Confinement : les BlaBlaBus ne rouleront pas avant le printemps 2021

BlaBlaCar ne relancera pas son offre de bus avant l’année prochaine. Les trajets déjà réservés seront remboursés.

 Avec le reconfinement, les réservations avaient chuté de 70 à 75 % à la Toussaint (illustration).
Avec le reconfinement, les réservations avaient chuté de 70 à 75 % à la Toussaint (illustration). LP/Aurélie Audureau

« On veut éviter de faire le yo-yo : relancer pour Noël, refermer début janvier ». Voilà comment Nicolas Brusson, le directeur général de BlaBlaCar, justifie sa décision de ne pas relancer son offre de bus en Europe avant le printemps 2021. Si vous avez réservé un trajet dans cette période, pas de panique, ils seront remboursés, indique l'opérateur qui a suspendu le 2 novembre ses BlaBlaBus (ex-OuiBus) avec le reconfinement.

Après un premier arrêt pendant le confinement de mars-avril, le trafic avait repris à l'été, à 70 % de son niveau de 2019. Mais avec le reconfinement, les réservations avaient chuté de 70 à 75 % à la Toussaint.

La société indique qu'elle va se concentrer cet hiver sur son offre de covoiturage. Depuis le reconfinement, le trafic de ces trajets partagés est à environ 25 % des chiffres habituels, à 10 000 réservations par jour en moyenne.

Côté BlaBlaBus, les PME qui fournissent les cars sont « prévenues ». « Ça fait moins de mal à tout le monde dans une période où il est très peu probable qu'on arrive à remplir les bus », a souligné Nicolas Brusson. « Ça permet aussi à nos partenaires de ne pas opérer, avec une partie des chauffeurs couverte par le chômage partiel », tout comme une partie des salariés de BlaBlaCar.

Au printemps, « les gens auront envie de voyager »

Le service de bus pourrait être relancé entre la mi-mars et la fin mars 2021. « On parie qu'on aura quitté le stop & go, le confinement/déconfinement. Les annonces de ces derniers jours sur les vaccins ont l'air d'aller dans ce sens », a encore souligné Nicolas Brusson.

En revanche, le réseau de covoiturage, plus flexible, a mieux résisté à la crise que d'autres moyens de transport, comme le train, se félicite BlaBlaCar. Au printemps, « les gens auront envie de voyager et ça repartira très vite sur le covoiturage. Il minimise le nombre de personnes avec qui l'on entre en contact », a appuyé le directeur de BlaBlaCar. « On anticipe que ça ne va pas s'arrêter du jour au lendemain, même si les vaccins commencent à arriver ».