Télétravail : une bonne connexion Internet est indispensable

Qu’il soit mobile ou fixe, le télétravailleur a besoin d’un bon réseau pour travailler à distance et utiliser tous les outils de communication.

 Une bonne couverture par la fibre ou la 4G est indispensable pour télétravailler efficacement.
Une bonne couverture par la fibre ou la 4G est indispensable pour télétravailler efficacement. ISTOCK/Image Source

Travailler au vert, loin du brouhaha des villes… L'idée séduit mais la carte postale peut vite se ternir si envoyer un mail à son patron ou participer à une réunion à distance vire au casse-tête, faute de connexion Internet correcte.

Pour éviter de se retrouver avec un téléphone qui ne capte qu'au fond de son jardin ou un débit d'une lenteur d'escargot, plusieurs éléments sont bons à savoir.

Fibre optique et 4G

Sur les 30 millions d'abonnés Internet recensés fin juin en France, l'Arcep, le régulateur des télécoms, relève 12,6 millions d'abonnements Internet fixe très haut débit dont 8,3 millions de lignes en fibre optique.

« Avec près de 60 % de la population couverte, la France figure parmi les leaders européens », souligne Samuel Galbois, directeur de la branche conseil et stratégie chez Deloitte. Le déploiement de la fibre va se poursuivre. La fin du réseau en cuivre utilisé pour l'ADSL devrait, lui, cesser à la fin de la décennie.

Lorsque la connexion par sa box est défaillante, il existe un palliatif : le réseau mobile 4G, en attendant la 5G autour de laquelle les débats font rage. En partageant le réseau 4G de son smartphone avec un ordinateur ou une tablette, ou en utilisant un boîtier proposé par les opérateurs télécoms, envoyer un mail, communiquer sur Slack ou WhatsApp, ou suivre une visioconférence sur Zoom reste tout à fait possible.

Il faut s'assurer avant tout partage de connexion via son téléphone d'avoir un forfait Internet adéquat, les données consommées par ce biais étant décomptées de cet abonnement.

Une bonne réception est évidemment indispensable. Or, malgré un taux de couverture nationale de 99 % revendiquée par Orange, Bouygues ou SFR (Free en est à 93 %) et 55 millions de cartes SIM vendues, des zones blanches perdurent, là où la population est la moins dense.

Préférant privilégier les grandes villes et agglomérations, les opérateurs ont en effet jugé moins urgent d'équiper les territoires ruraux. Cela dit, Orange, SFR, Bouygues et Free doivent respecter certains engagements et accélérer le déploiement dans ces secteurs.

Les bémols

Même dans une zone couverte par la 4G, « des écarts sensibles de débit existent, fait remarquer Samuel Galbois. Il peut être trois fois moins rapide dans les parties rurales. La faute aux opérateurs, qui dimensionnent les tuyaux différemment selon la densité de population. »

Le deuxième bémol, c'est le forfait data (le volume de données) dont on atteint vite la limite avec la 4G. Or, souligne le consultant, « dans un monde où la vidéoconférence a explosé, il est vite consommé. Enchaîner cinq à six visioconférences en une journée, cela correspond à utiliser autant de données qu'un film regardé sur Netflix », explique-t-il.

Dépasser son forfait se solde soit par l'obligation d'en prendre un autre plus important et plus cher, soit voir son débit Internet limité par son opérateur.

Alors, si le télétravail de longue distance se généralise et se pérennise, Samuel Galbois imagine « que 50 % du surcoût lié à l'équipement Internet soit pris en charge par l'employeur avec l'ordinateur et le téléphone professionnel ».