Ces robots-caméras fabriqués dans le Finistère ont un succès mondial

Avec le confinement, les engins Move ’N See sont passés du monde du sport à la visioconférence.

 Plouzané (Finistère), le 16 septembre. Eric Willemenot (à droite) vient de refuser une commande de 1400 robots-caméras destinés au secteur de l’éducation aux Etats-Unis faute de stock suffisant.
Plouzané (Finistère), le 16 septembre. Eric Willemenot (à droite) vient de refuser une commande de 1400 robots-caméras destinés au secteur de l’éducation aux Etats-Unis faute de stock suffisant. LP/Nora Moreau

Ces robots-caméras sont uniques en leur genre et séduisent déjà les particuliers comme de nombreuses fédérations sportives et ce, dans 63 pays. Move'N See, entreprise installée au technopôle de Plouzané (Finistère), croule sous les commandes depuis le confinement. Cet outil permet à l'usager, équipé d'une montre connectée, et par triangulation radio, de faire un lien avec la caméra, elle-même connectée à une technologie équipée d'un GPS et posée sur un trépied.

« On peut contrôler à distance la caméra robot : l'allumer, l'éteindre, zoomer, etc. », explique Eric Willemenot, ingénieur et fondateur de la société, qui compte aujourd'hui 13 salariés. « Actuellement, on est sur 94 % d'exportation (dont 45 % aux Etats-Unis). « La stratégie internationale a bien fonctionné, et, pour un produit qu'on fabrique en France, c'est plutôt rare ! » se réjouit l'entrepreneur.

Nouveau prototype pour les sports collectifs

75 % de ventes se font dans le milieu sportif (équitation, notamment) et les 25 % restants concernent les conférenciers, professeurs ou pasteurs… La première génération de robots Pixio, présentée en 2015 au CES de Las Vegas, cartonne depuis plusieurs mois. « Le confinement a poussé les sportifs, les coachs sportifs et les orateurs à se débrouiller autrement, par eux-mêmes, poursuit le polytechnicien. Aujourd'hui, nous avons doublé nos ventes, et avons même du retard sur nos commandes! »

Un nouveau prototype spécialisé dans les sports collectifs est en cours de préparation. « On a développé une intelligence artificielle (IA) qui, pour le coup, ne devrait pas connaître de limites en extérieur », annonce Eric Willemenot. Prochaine étape pour la jeune entreprise brestoise : démarcher, entre autres, le monde du football.