Autopartage : Getaround va vous permettre de louer votre voiture d’un simple clic

Plus besoin d’installer un boîtier pour louer votre véhicule via l’application Getaround. D’ici la fin de l’année, le leader de l’autopartage va nouer des accords avec des constructeurs automobiles pour accéder directement à leur interface.

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 Avec la crise sanitaire, Getaround perd en activité, mais «dès que le gouvernement lève les restrictions, ça reprend immédiatement», note la direction.
Avec la crise sanitaire, Getaround perd en activité, mais «dès que le gouvernement lève les restrictions, ça reprend immédiatement», note la direction. Philippe Helmer

Grosse révolution dans le monde de l'autopartage. D'ici à la fin de l'année, le leader européen Getaround (ex-Drivy) devrait nouer des accords avec certains constructeurs automobiles. Objectif, avoir accès à l'interface de leurs voitures pour faciliter le partage des véhicules entre particulier.

Aujourd'hui, si vous souhaitez arrondir vos fins de mois, deux possibilités vous sont proposées pour mettre à disposition votre voiture via Getaround. Soit vous remettez directement, en main propre, les clés de votre voiture au conducteur qui souhaite vous la louer. Soit, si votre véhicule est compatible, vous demandez à Getaround de vous installer un boîtier baptisé « Getaround connect ».

Une fois la mise en place réalisée, environ deux heures de travail, plus besoin de vous déplacer lorsque votre voiture est louée. Le boîtier permettra au locataire d'ouvrir votre véhicule avec son smartphone. Il relèvera le nombre de kilomètres et même la consommation de carburant sur certains modèles de voiture. Pour éviter les vols, le boîtier active l'antidémarrage.

« Mais d'ici la fin de l'année, une fois que nous aurons signé avec certains constructeurs, plus besoin de boîtier, détaille Paulin Dementhon, fondateur de Drivy et désormais directeur général de Getaround Europe. L'accord autorisera l'accès directement à l'interface des voitures. Cela permettra de réduire nos coûts et de mettre en location plus rapidement. » Avec quel constructeur Getaround va-t-il signer cette année ? « C'est encore confidentiel, répond Paulin Dementhon. Mais notre objectif est d'avoir un accord avec un fabriquant très présent en France. » Il faut dire que sur les trois millions d'abandonnés revendiqués par l'application en Europe (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Norvège et Royaume-Uni), deux millions sont sur le marché français.

Le site perd jusqu'à 40 % d'activité avec le couvre-feu

Avec cette innovation, Getaround espère accélérer son développement, plombé par la pandémie. « Lors du premier confinement, du jour au lendemain, nos locations ont diminué de 80 %, se remémore Paulin Dementhon. C'était brutal. Nous avons dû solliciter un prêt garanti par l'Etat. Au final nous avons terminé 2020 comme 2019. C'est-à-dire que les 30 % de croissance que nous espérions n'ont pas été faits. »

D'autant qu'actuellement, notamment avec le couvre-feu, Getaround perd encore 30 % à 40 % de son activité. Cependant, il y a de bonnes nouvelles. « Dès que le gouvernement a levé les restrictions durant les vacances d'été et de Noël, l'activité a repris immédiatement, se réjouit le directeur général. Et nos perspectives sont excellentes. Toutes les villes s'aperçoivent que nous sommes une des solutions pour réduire le nombre de voitures dans leur centre et donc la pollution. »

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Ainsi, à Paris, qui représente le marché français le plus important pour Getaround, on lorgne sur la moitié des 140 000 places de stationnement en surface que la mairie veut supprimer. « On espère que plusieurs milliers seront dédiées à l'autopartage, confie Paulin Dementhon. Cela aurait un effet vertueux en incitant les particuliers à partager leurs voitures et du même coup à réduire leur facture de stationnement. »