À Orléans, un gérant de supermarché tend la main aux commerçants confinés

Pour aider ses collègues qui ne peuvent plus ouvrir leurs boutiques, Mickaël Marinier leur propose de s’installer dans l’entrée de son supermarché afin d’écouler leurs produits.

 Ce fabricant de produits ménagers a pu installer son étal de vente dans le hall de ce supermarché à l’invitation du gérant du magasin.
Ce fabricant de produits ménagers a pu installer son étal de vente dans le hall de ce supermarché à l’invitation du gérant du magasin. LP/Christine Berkovicius

Malgré le confinement, Cyrille Lejemble a le sourire derrière son masque. En cette journée ensoleillée de novembre, ce fabricant de produits ménagers artisanaux, qui vend habituellement sur les marchés, a bénéficié de la générosité de Mickaël Marinier, gérant d'un Carrefour Market d'Orléans (Loiret), pour installer son étal dans l'entrée du magasin.

« L'idée m'est venue au lendemain du reconfinement », explique le patron de ce supermarché du quartier Madeleine. « J'ai été touché par la détresse de ces commerçants qui n'avaient plus la possibilité de vendre. J'ai donc contacté le journal local afin de proposer gratuitement à tous ceux qui le souhaiteraient de venir écouler leurs stocks ici. » Lors du dernier confinement, il avait déjà utilisé cet espace pour vendre le stock de plantes d'une amie fleuriste en difficulté. « J'ai de la place et j'accueille chaque jour un millier de clients qui traversent tous le hall. Autant en profiter ! »

« J'accueille tout le monde, la porte est ouverte »

Premier à tester la formule Cyrille Lejemble, qui a lancé son activité il y a six mois chez lui, à Mareau-aux-prés, salue « une initiative sympathique ». « J'ai vendu quelques produits. Et surtout, je distribue des flyers avec un bon de commande au dos, car je n'ai pas encore de site Internet », ajoute-t-il.

Deux autres commerçants se sont manifestés. L'un d'eux, vendeur de coffrets bien-être, sera là la semaine prochaine. L'autre, vendeur de bijoux, a renoncé après avoir consulté la préfecture qui lui a refusé le droit de commercialiser ses produits. Mickaël Marinier, lui, reste confiant. « J'accueille tout le monde, la porte est ouverte, tout ce que je veux c'est aider mon prochain ! »