Un jeu interactif sur les pas des impressionnistes à Rouen

Déjà auteurs d’une application ludique dédiée au patrimoine de Rouen (Seine-Maritime), les deux associés de Norseman Interactive proposent une découverte de la ville via les tableaux des maîtres de l’impressionnisme.

 Une des étapes du parcours impressionniste passe par les ponts de Rouen souvent représentés par le peintre Pissarro.
Une des étapes du parcours impressionniste passe par les ponts de Rouen souvent représentés par le peintre Pissarro. LP/Laurent Derouet

Alors que le festival Normandie Impressionniste se poursuit jusqu'au 15 novembre dans toute la région, une nouvelle application, lancée en partenariat avec la Métropole Rouen-Normandie par les créateurs de Rouen Enigma, permet de se glisser dans les pas des peintres qui ont immortalisé Rouen (Seine-Maritime) dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Baptisée « Rouen Impressions », l'application, téléchargeable gratuitement, se propose de relier le patrimoine local aux tableaux de Pissarro – qui a représenté à 68 reprises la ville aux cent clochers –, de Monet ou encore de Gauguin. Grâce au GPS de son smartphone et de son appareil photo, le but du jeu est de résoudre des énigmes qui s'appuient sur des anecdotes liées à l'impressionnisme et à ses grands maîtres. Une partie plus encyclopédique permet au passage d'en apprendre davantage sur le mouvement pictural et ses liens avec la région.

Une balade qui dure environ 1h30

« Il y a une dizaine d'étapes à découvrir au fil d'une balade qui dure environ 1h30 et se termine devant le musée des Beaux-Arts où ceux qui le souhaitent peuvent enchaîner avec l'exposition consacrée au collectionneur François Depeaux », détaille Philippe Pelletier, l'une des deux chevilles ouvrières de Norseman Interactive. Ce jeune studio indépendant rouennais espère développer d'autres jeux interactifs en s'inspirant de l'histoire locale et de ses plus illustres figures. « Rouen mériterait un parcours consacré à Jeanne d'Arc, tout comme Flaubert dont on va bientôt célébrer le bicentenaire de la mort », conclut Philippe Pelletier qui espère convaincre d'autres partenaires pour financer leur développement.