«Top Chef», saison 12 : les candidats déjà prêts à «boxer la glotte» des jurés

De la saveur, de l’humeur et des bons mots, le premier épisode de la saison 12 du concours culinaire de M 6 promet de belles soirées maintenant que les candidats sont embrigadés.

 Les chefs étoilés n’ont qu’à bien se tenir, la saison 12 de «Top Chef» s’annonce brillante.
Les chefs étoilés n’ont qu’à bien se tenir, la saison 12 de «Top Chef» s’annonce brillante. M6/Marie ETCHEGOYEN

Le tablier enfilé et les couteaux tirés, on se remonte les manches et on sort le grand jeu. Clap pour la 12e saison qui s'annonce on ne peut plus brillante avec cette constellation de chefs étoilés annoncés… Face aux jurés, les quatre fantastiques du culinaire télévisé, Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Paul Pairet et Michel Sarran, ils sont quatorze à se présenter pour cet épisode inaugural toujours orchestré par Stéphane Rotenberg, délicieux passeur de plats.

A la source, ils étaient 600. Sacré écrémage depuis. Qui a continué et ne s'arrêtera plus. Après ce mercredi soir, deux sont sortis de la compétition à l'issue de l'épreuve de la dernière chance, le Japonais Yohei et le Lyonnais Adrien, sacré « Jeune talent » en 2020 par Gault et Millau et chef d'un établissement élu meilleur restaurant végétarien au monde. C'est dire le niveau cette année.

Les voilà douze, ils seront treize la semaine prochaine avec l'intégration dans la brigade bleue de Philippe Etchebest de Charline Stengel, étudiante qui a remporté la dernière saison d'« Objectif Top Chef ». Treize pour quatre brigades de trois ? C'est qu'un candidat aura la délicate mission de faire cavalier seul pour tenter in extremis d'intégrer une brigade qui verra l'un des siens partir. Si ce n'est lui, le partant…

Une farandole d'expressions bien pimentées

Une saveur d'espoir, nous a dit Etchebest concernant cette nouvelle saison du concours gastronomique. Certes. Il aura assurément du caractère aussi, de l'esprit et du bon mot encore. En plus de nous exciter les papilles en nous en mettant plein les yeux, ces quatorze-là ont la langue bien pendue. Et nous gratifient l'oreille d'une farandole d'expressions bien pimentées. Savoureux.

« Là, c'est le sprint mon pote, faut accrocher son slip ! », lâche Mohamed dans l'épreuve de la dernière chance, motivé comme jamais. Idem pour Arnaud, en repêchage aussi, qui s'est mis « en mode débile, inarrêtable ». Bien campé dans ses santiags, les yeux cachés derrière sa mèche de rebelle, Jarvis, lui a « les fesses qui claquent » et promet « un dressage laser ». Il court, il court le Jarvis qui, comme ses camarades, et Pauline, et Yohei, et Adrien, a une heure pour tourner autour de la carotte afin de convaincre les jurés qu'ils ont leur place.

Jarvis a marqué ce premier épisode de «Top Chef» : il a été capable de dire dans la même séquence «je suis un superhéros» et «je suis un accident». /Capture M6
Jarvis a marqué ce premier épisode de «Top Chef» : il a été capable de dire dans la même séquence «je suis un superhéros» et «je suis un accident». /Capture M6  

Les carottes, elles sont cuites pour les deux derniers qui prennent un billet retour maison. Mohamed, lui, rejoint les rouges de Darroze quand Pauline a séduit et Sarran et Pairet. La jeune femme doit choisir. Elle rejoint les violets du second. Sarran, lui, repêchera finalement Arnaud, sa moustache, sa fausse assurance et sa gouaille fraîche et relevée. « Pendant la compet, je vais être en mode piranha, la guerre du goût, direct, Star Wars, les épées, c'est des tocards à côté ». On sent qu'on va l'aimer lui.

«Je suis un superhéros»

Mohamed n'est pas mal non plus, gaillard et goguenard, du genre à prouver qu'il existe, et qui peine à cacher son émotion quand il est finalement sélectionné… Quant à Jarvis, on l'adore déjà, c'est le cabossé, le tendre à l'armure de rockeur, capable de dire dans la même séquence « je suis un superhéros » et « je suis un accident ».

Il veut sa « revanche sur la vie » et prévient que « quelques-uns qui ne croyaient pas en [lui] risquent de s'étouffer dans leur canapé avec leur pop-corn ». Il fera cavalier seul. « Tu devrais changer de chaussures, parce qu'il va falloir que tu coures », le prévient Sarran. « Ça ne vous fait pas peur ? », demande Rotenberg. « Non chef ! », claque-t-il du tac au tac. Il est dans le jeu !

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Pour départager les candidats et sélectionner leurs premiers équipiers, les jurés avaient auparavant jugé selon deux épreuves carte blanche. La première autour d'un plat sucré. D'un plat salé populaire pour la seconde. Deux heures, prière de rendre une copie impeccable et de faire preuve d'une « créativité sans limite ». Idéal pour montrer qui on est, dévoiler caractères, penchants et dadas.

«L'harmonie ça se vit, l'équilibre ça se construit»

Matthias, propriétaire de son restaurant à Paris avait promis de « boxer la glotte » des chefs en affichant son intention de reconstituer dans son dessert à base de curry, noix et pommes, le vin jaune de son Jura natal. « L'harmonie ça se vit, l'équilibre ça se construit », lance-t-il. Il impressionne par son discours.

« Mais le vin jaune, tu l'utilises à quel moment ? », demande Darroze. « Vous n'avez absolument rien compris, moi j'ai bien capté sa sensibilité et son état d'esprit », les moque Etchebest déjà sur le mode séduction. Et de l'encourager en l'appelant Mathieu, aussitôt repris par les trois autres. « Tu sais qu'il est en perte de vitesse Etchebest », tacle Darroze. Mathias rejoindra tout de même Etchebest.

Baptiste, lui, est le chantre d'une cuisine « funky, sexy, tasty », mais perd tous ses moyens devant le quatuor, se sent comme « un fromage tout mou qui dégouline ». Aie. Pourtant sa proposition cardamome, café, fruit de la passion et topinambours. Mais voilà, il veut les « caraméliser un peu comme une crème branlée… Euh brûlée ». Rires. Au final, Pairet et Darroze se le disputeront. Avantage pour le premier.

«Sans code ni limite»

Chloé, 33 ans, défend une cuisine respectueuse de l'environnement mais prévient, « ce n'est pas parce que je suis écoresponsable que je ne fais que du quinoa mal assaisonné ». Il lui faudra gagner en finesse, disent les pros. « J'avais envie d'être un peu plus fine, je sais que c'est un de mes défauts et je suis tombée dedans à pieds joints », commente-t-elle. Son dessert séduit Darroze. La voilà chez les rouges.

Thomas, enfin, c'est le street artiste de l'assiette, grandi entre New York et Perpignan. Accro au Hip-Hop, il prévient, c'est « le dressage, le visuel, la raison pour laquelle [il fait] de la cuisine ». « Il promet de l'art, je veux en avoir, j'espère que son dessert sera sensationnel », lance Paul Pairet. « Dépouillé », « déstructuré », un peu comme « un free style de rap », ce sera finalement râpé… sauf pour Sarran qui s'en empare.

Deuxième salve. Sept petits nouveaux et la mission d'interpréter un plat populaire. A cet exercice, Matthieu le Belge a, derrière ses airs candides, du plomb dans la tête, lui qui à 22 ans refuse tout sel industriel. La démarche séduit Etchebest. Le voici bleu. Tatouée, « sans code ni limite » Sarah vient du bistrot. Cœur de rockeuse, elle écoute Supertramp et fait fondre Darroze avec son poireau vinaigrette.

Quant à Bruno, il a fait ses classes chez Etchebest, il déstructure le jambon beurre. « Un peu introverti, mais hyper talentueux », se souvient le chef. Sarran est sceptique. Mais finit par le sélectionner. Dernier candidat, Pierre, arrive de Bangkok, déconstruit le Pat Thaï. Créatif et moderne, on sent la gentillesse derrière le futur papa. Il tape dans l'œil de Paul Pairet qui lui demande d'emblée sa couleur favorite. « Etant parti en Asie, le violet serait une suite logique ».

Les quatre brigades

Brigade rouge d’Hélène Darroze. Chloé Charles (33 ans), Mohamed Cheikh (28 ans) et Sarah Mainguy (25 ans).

Brigade bleue de Philippe Etchebest. Charline Stengel (19 ans), Mathieu van de Velde (22 ans) et Matthias Marc (27 ans).

Brigade violette de Paul Pairet. Baptiste Trudel (33 ans), Pierre Chomet (30 ans) et Pauline Sene (28 ans).

Brigade jaune de Michel Sarran. Bruno Aubin, 31 ans, chef de cuisine. Thomas Chisholm, 28 ans, ex-sous-chef à Paris et Arnaud Baptiste, 33 ans, sous-chef à Noisy-le-Grand.

Candidat sans couleur. Jarvis Scott (24 ans).

Eliminés. Adrien Zedda (26 ans) et Yohei Hosaka (37 ans).