Programme TV du lundi 26 octobre : notre sélection

Un nouvel épisode de Joséphine Ange gardien à la puissance trois, Stéphane Bern au Louvre décrypte Léonard de Vinci, l’ex-espion Johnny English reprend du service avec Rowan Atkinson...voici le programme de votre soirée TV.

 (De g. à d.) Francis Perrin, Laurence Boccolini et Mimie Mathy dans l’épisode  «Joséphine, ange gardien. Trois anges valent mieux qu’un».
(De g. à d.) Francis Perrin, Laurence Boccolini et Mimie Mathy dans l’épisode «Joséphine, ange gardien. Trois anges valent mieux qu’un». TF1/François Roelants

TÉLÉFILM. Joséphine puissance trois

A 21h05 sur TF 1. Aux Ecuries de Longeville, le propriétaire, Rémi Bouvet, est au plus mal. Depuis la mort de son épouse, il a du mal à réunir ses trois enfants autour de lui, ceux-ci trouvant toujours des excuses pour s'éviter. Heureusement, Joséphine débarque afin de remédier à la situation. Mais quand elle réalise qu'elle va devoir s'occuper des deux frères et de la sœur en même temps, elle a besoin d'aide. Ses camarades habituels étant occupés, ce sont deux clones d'elle-même qui apparaissent ! L'une, Ludivine, aime s'habiller en motif léopard, est ultra-sensible, porte des lunettes et sa voix s'envole dans les aigus. L'autre, Rosine, est plutôt du genre rockeuse toute habillée de noir, arborant un rouge à lèvres violet, faisant preuve d'une attitude sans gêne et fumant comme un pompier. Faute d'alternative, Joséphine doit faire avec, quitte à ce que ses deux acolytes la fassent tourner en bourrique. D'autant que la tâche qui les attend n'est pas aisée, leurs trois clients faisant chacun face à des situations personnelles délicates, entre un travail envahissant, un compagnon impatient et une belle-fille ado qui s'invite dans l'équation.

On sent que Mimie Mathy s'amuse follement à interpréter trois personnages à la fois, avec des contrastes réjouissants. Face à elle, Francis Perrin incarne Rémi, Marius Colucci l'un de ses fils, et Laurence Boccolini l'assistante du père. Que du beau monde! Comme toujours, la bienveillance et les bons sentiments sont au cœur de l'intrigue, ce qui assure de passer une soirée sympathique. Si certains rebondissements sont très prévisibles, le double dédoublement de l'héroïne est une vraie bonne idée qui donne du piquant à la fiction

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

« Joséphine, ange gardien. Trois anges valent mieux qu'un », téléfilm français inédit de Philippe Proteau, avec Mimie Mathy, Francis Perrin… (2 x 46 minutes)

MAGAZINE. Bern décode Vinci

Préparée avec le musée à l’occasion de la grande exposition dédiée à Léonard de Vinci, l’émission revient sur ses œuvres majeures et retrace son ascension. SEP
Préparée avec le musée à l’occasion de la grande exposition dédiée à Léonard de Vinci, l’émission revient sur ses œuvres majeures et retrace son ascension. SEP  

A 21h05 sur France 3. Ne demandez à Stéphane Bern s'il apprécie les œuvres de Léonard de Vinci. Il les adore ! Et lorsque l'animateur vous entraîne dans les galeries du Louvre, comme dans ce numéro de « Secrets d'histoire », déjà diffusé l'an dernier et qui avait été le plus apprécié de la saison avec 2,6 millions de téléspectateurs, c'est pour vous raconter le maître de la Renaissance. Devant la Joconde, le présentateur semble intarissable. « C'est grâce au roi de France François Ier qu'on a la Joconde ! Quand j'étais enfant et que je suis venu pour la première fois au Louvre, c'était pour la voir. Elle est mystérieuse et vous aimante ». Préparée avec le musée à l'occasion de la grande exposition dédiée à l'artiste qui a fait un tabac au Louvre, l'émission revient sur ses œuvres majeures et retrace son ascension, de sa Toscane natale jusqu'aux châteaux de la Loire.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

«Léonard de Vinci, le génie sans frontières », magazine présenté par Stéphane Bern. (2 heures)

COMÉDIE. Johnny English toujours aussi stupide

A 21 heures sur Cstar. Rangé des voitures, l'ex-espion Johnny English reprend du service après que l'identité de tous les agents secrets britanniques a été dévoilée lors d'un piratage informatique. Son enquête le mène sur la Côte d'Azur, où il affronte une charmante barbouze… Sept ans après ses dernières aventures sur grand écran, Johnny English n'a toujours peur de rien et surtout, il ne comprend toujours rien! Rowan Atkinson, l'immortel Mr. Bean, continue d'exploiter son personnage d'hurluberlu gaffeur totalement à côté de la plaque. Surprise, on retrouve pour lui donner la réplique Emma Thompson, en Première ministre à peine plus intelligente que son espion maladroit, et l'ex-James Bond girl Olga Kurylenko. Les scènes que partage cette dernière avec Rowan Atkinson, dont celle de séduction au bar d'un hôtel, sont souvent d'une irrésistible drôlerie.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 3/5

« Johnny English contre-attaque », comédie franco-américano-britannique de David Kerr (2018), avec Rowan Atkinson, Ben Miller… (1h30)

FILM. Le vagabond du cœur

Charles Denner (Bertrand Morane) et Sabine Glaser (Bernadette) dans « L'homme qui aimait les femmes ».  Artistes Associes - Films du C
Charles Denner (Bertrand Morane) et Sabine Glaser (Bernadette) dans « L'homme qui aimait les femmes ». Artistes Associes - Films du C  

A 20h55 sur Arte. Elle court, elle court, et elle n'a pas fini de trotter dans la mémoire du cinéma français, cette petite phrase qui parle à tous les amoureux des grâces féminines : « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. » Cette formule en déconcentré flotte comme une bannière sur ce film dans lequel François Truffaut a fait une infidélité à son double favori – Jean-Pierre Léaud – pour lui préférer la figure inquiète et toute en tensions intimes de l'inoubliable Charles Denner, décédé en 1995 à 69 ans. L'acteur y incarne Bertrand Morane, collectionneur de conquêtes par lesquelles, d'aventure en aventure, il tente de se guérir d'un abandon – celui de Véra (Leslie Caron) - et de l'absence d'affection d'une mère. Passionné de livres, il écrit les vagabondages de son coeur et le cliquetis de sa machine est aussi fébrile que les dialogues de cette oeuvre légère et grave à la fois, où présent et passé dansent un tango constant.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

« L'Homme qui aimait les femmes », comédie dramatique française de François Truffaut (1977), avec Charles Denner, Brigitte Fossey, Leslie Caron, Nelly Borgeaud…(1h55)

DOCUMENTAIRE. Que d'eau, que d'eau

A 21h05 sur RMC Story. Amsterdam, ses canaux, ses vélos, ses musées et ses coffee-shops, peuvent-ils un jour être rayés de la carte ? C'est loin d'être impossible à en croire ce documentaire inédit au titre plutôt alarmiste : « Sauver Amsterdam ». Très vite, images et cartes à l'appui, le téléspectateur est plongé dans le grand bain : ce n'est pas simplement la cité historique des Pays-Bas qui est menacée, mais tout le pays. Depuis des siècles, ses habitants déploient des trésors d'imagination et de technologie pour éviter l'engloutissement, et même arracher de nouvelles terres à l'eau : maisons sur pilotis, notamment celles d'Amsterdam, digues, polders, barrages géants… Oui, mais voilà que le réchauffement climatique et la montée inéluctable des eaux viennent encore compliquer la tâche. Le savoir-faire historique des Néerlandais suffira-t-il à contrôler ces changements climatiques ? Rien n'est moins sûr, conclut ce 52 minutes très complet, mais un poil trop scolaire.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 3/5

« Sauver Amsterdam », documentaire français inédit de Marion Vaque-Marti. (52 minutes)