Programme TV du lundi 1er février : notre sélection

«Blow Out», le premier grand film hollywoodien de Brian De Palma avec un jeune John Travolta, un docu pour tous ceux qui aiment les ours polaires, Depardieu face à Claire Chazal, et Brad Pitt contre des zombies… Nos conseils pour votre soirée télé.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 Un coup de feu et un pneu qui éclate et voici John Travolta sur les traces d’un tueur dans «Blow Out» de Brian De Palma ce lundi sur France 5.
Un coup de feu et un pneu qui éclate et voici John Travolta sur les traces d’un tueur dans «Blow Out» de Brian De Palma ce lundi sur France 5. MGM - 1981 Viscount Associates

THRILLER. Le son du silence

A 20h50, sur France 5. Jack, preneur de son dans le cinéma pour des films de série Z, enregistre, une nuit, des sons de nature à Philadelphie, lorsqu'il entend le bruit d'une voiture qui arrive de loin. Peu après, elle quitte la route et tombe dans une rivière. Jack plonge aussitôt, et parvient à sauver la passagère, Sally, mais le conducteur reste coincé dans l'habitacle. Le lendemain, Jack apprend que ce dernier était un homme politique en lice pour l'élection présidentielle, et repère, à force de réécouter son enregistrement nocturne, le son d'un coup de feu : il ne s'agit donc pas d'un accident, mais d'un assassinat. Bientôt, Jack et Sally sont traqués par le tueur qui a tiré dans les pneus de la voiture…

Premier grand film hollywoodien de Brian De Palma, « Blow Out » est un hommage à peine masqué à « Conversation secrète » de Francis Ford Coppola (Palme d'or 1974 à Cannes), et surtout à « Blow-Up », de Michelangelo Antonioni (1966). Dans ce dernier, un photographe découvrait, à force d'agrandir l'un de ses clichés, une silhouette tenant une arme, tandis que chez De Palma, c'est par le son − puis par l'image − qu'un mystère apparaît. Si le film est empreint d'une esthétique années 1980 qui n'a pas très bien vieilli, le thriller − et ses implications politiques − demeure remarquablement rythmé et mis en scène, et s'avère fascinant grâce à ses nombreuses références cinématographiques. John Travolta (doublé en VF par Gérard Depardieu à la demande du comédien américain, car ils étaient très amis à l'époque) livre ici l'une de ses plus belles interprétations dans le rôle de Jack, bien épaulé par Nancy Allen, qui était alors l'épouse de De Palma − ils divorcèrent peu après la sortie du film…

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4,5/5

«Blow Out», thriller américain de Brian De Palma (1981), avec John Travolta, Nancy Allen, John Lithgow, Dennis Franz… (1h47)

DOCUMENTAIRE. Dans les pas de l'ours polaire

De belles images de la faune dans «L’homme qui aimait les ours» sur France 3./Films à Cinq/Capa Presse/Merit Motion Pictures
De belles images de la faune dans «L’homme qui aimait les ours» sur France 3./Films à Cinq/Capa Presse/Merit Motion Pictures  

A 21h05 sur France 3. Denis est un vieil homme passionné par les ours polaires. Il habite à Churchill dans le nord du Canada, dans la baie d'Hudson. Cela fait 40 ans qu'il est guide et étudie son animal fétiche. Ici, l'hiver dure huit mois, mais c'est pendant une année complète qu'il va suivre le parcours des plantigrades. Du début de la formation de la banquise et du départ des animaux pour aller chasser des phoques, à leur retour lors de la fonte des glaces pour la saison des amours. Mais tout ne se passe pas comme prévu : cette année, le froid a du retard, les ours ont deux semaines de moins pour faire des réserves, et moins de temps également pour regagner la terre ferme.

« L'homme qui aimait les ours », documentaire bien réalisé, se distingue grâce à de belles images de la faune ainsi que du paysage (taïga, toundra). Son héros, Denis, est un homme attachant, qui continue de s'émerveiller devant la nature malgré son âge avancé. C'est donc un programme familial, agréable à regarder, et instructif : on apprend ainsi qu'un ours polaire est capable de nager sur 300 kilomètres sans toucher la terre ferme !

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

«L'Homme qui aimait les ours», documentaire français inédit d'Alexis Barbier-Bouvet (1h50)

MAGAZINE. Depardieu emmène Chazal «ailleurs»

A 20h20, sur France 5. « Rien à foutre », « ça me fait ch… », « y'a tellement de cons ! »… Dans « Passage des arts », la parole de Gérard Depardieu est libre. En roue libre, même. Quelles que soient les questions de Claire Chazal, l'ogre, venu présenter son dernier livre, « Ailleurs », l'emmène toujours ailleurs, justement : il raconte les Post-it qu'il collait sur John Malkovich en cas de trou de mémoire, les « journalistes à la con », la religion (« J'adore. Pas les catholiques. J'aime les juifs »), l'alcool (« Je ne bois plus. Ou alors très vite »). Il parle même du vaccin contre le Covid-19 auquel il n'a toujours pas eu droit, malgré « les cinq pontages, l'asthme, le diabète, le surpoids… ». Avec Depardieu, il faut se laisser porter sans chercher à le suivre. Et attraper au passage ses élans de poésie : « Le pouvoir, c'est la liberté », « l'éternité du présent, je la retrouve ailleurs ». Entre deux envolées, on appréciera les jolis sujets consacrés à ses amis Barbara et Patrick Dewaere.

Newsletter La liste de nos envies
Nos coups de cœur pour se divertir et se cultiver.
Toutes les newsletters

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

«Passage des arts», magazine culturel présenté par Claire Chazal (27 minutes)

SCIENCE-FICTION. Brad Pitt contre les zombies

Brad Pitt tente de mettre sa famille à l’abri en pleine pandémie dans le film de zombies «World War  »./Jaap Buitendijk
Brad Pitt tente de mettre sa famille à l’abri en pleine pandémie dans le film de zombies «World War »./Jaap Buitendijk  

A 21h15 sur C 8. Autrefois cantonnés aux films d'horreur, les zombies sont devenus des piliers de séries télé et ils peuvent aussi être l'élément central d'une production à gros budget impliquant une star telle que Brad Pitt. C'est d'ailleurs lui qui a financé ce « World War Z », tiré du livre du même nom signé de Max Brooks, le fils de Mel Brooks ! Dans cette version, l'acteur joue le rôle de Gerry Lane, un spécialiste des maladies qui, pour mettre à l'abri sa famille alors que le monde est ravagé par une pandémie qui transforme les gens en morts-vivants, reprend du service pour l'ONU. Un blockbuster doté de moyens importants qui se voient à l'écran, et de quelques scènes marquantes, dont une en plein Jérusalem dont on se souvient longtemps.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

«World War Z», film de science-fiction américain de Marc Forster (2013), avec Brad Pitt, Mireille Enos, Daniella Kertesz… (2 heures)

DRAME. Où est l'émotion ?

A 21h05, sur France 2. En réadaptant pour le petit écran l'histoire de Pauline Dubuisson, le réalisateur Philippe Faucon s'attaque à un gros morceau. Car la vie de cette jeune femme, tondue à la Libération pour avoir fréquenté des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, avant d'être accusée de meurtre des années plus tard, a déjà inspiré « La Vérité », de Henri-Georges Clouzot. Un extrait de ce film de 1961, formidablement porté par Brigitte Bardot, apparaît d'ailleurs dans « La Petite Femelle ». Le problème, c'est que ce téléfilm ne parvient pas à provoquer d'émotion. Lucie Lucas (la star de « Clem » sur TF 1) livre une performance monocorde et de nombreux dialogues sonnent faux, dès les premières minutes. Une vraie déception.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 1/5

«La Petite Femelle», téléfilm français inédit de Philippe Faucon (2021) avec Lucie Lucas, Lorenzo Lefebvre… (1h27).

LIRE AUSSI > Le programme TV dans son intégralité

 
Culture & loisirs