«L’Amour est dans le pré» : comment sont sélectionnés les candidats ?

Revoilà les agriculteurs à la recherche du grand amour pour une saison 16, à partir de ce lundi, toujours sur M6. Mais comment et où la production les trouve-t-elle ?

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 Jean Daniel, originaire du canton de Berne, est le premier candidat suisse à participer à «L’Amour est dans le pré».
Jean Daniel, originaire du canton de Berne, est le premier candidat suisse à participer à «L’Amour est dans le pré». Abacapress/M 6/Francois Glories

Il y a des rendez-vous qui reviennent régulièrement et font toujours autant de bien. Quel bonheur en ces temps d'incertitude généralisée de retrouver « L'Amour est dans le pré » ce lundi soir (sur M 6, à 21 h 05)! C'est donc reparti pour une saison 16 avec les portraits de douze nouveaux agriculteurs, âgés de 27 à 62 ans. Toujours emmenés par une Karine Le Marchand aussi à l'aise que drôle, ils viennent des quatre coins de la France et, pour la première fois, de Suisse, pour trouver l'âme sœur.

Plus de 300 candidatures

Cette année encore, le programme débute en dressant le portrait de ces éleveurs, vignerons, maraîchers, horticulteurs ou encore sylviculteurs, qui décident de se livrer de manière aussi intime que pudique. Mais comment ont été sélectionnés ces neuf hommes et trois femmes qui vont faire battre la chamade à vos petits cœurs romantiques ?

« Cette année, nous avons encore reçu entre 300 et 400 candidatures, explique Anne Cantegrit Thomas, responsable de la recherche des concurrents. Je déteste parler de casting, car nous ne sommes pas dans un show. Nous sommes juste en quête d'agriculteurs qui cherchent l'amour. Si certains nous confondent avec une agence matrimoniale, la plupart veulent vraiment participer à l'émission. »

L'année 2020 ayant été bousculée par la pandémie de Covid-19, cette mission a été plus resserrée dans le temps, de juin à décembre. Impossible également d'aller à la rencontre de futurs prétendants dans les foires agricoles ou au Salon de l'agriculture de Paris, tous annulés.

« Nous y trouvons des profils qui n'auraient pas osé venir nous voir, mais qui y réfléchissent après nous avoir rencontrés, précise Anne Cantegrit Thomas, également conseillère artistique. Faute de ce type d'événements en public, nous sommes allés à leur rencontre mais de façon virtuelle, notamment sur des sites Internet consultés par la profession. »

Aucun droit de regard sur le montage

Anne et son équipe se sont aussi rendues à Swiss Expo, l'équivalent helvétique du Salon de l'agriculture français. « Là-bas, nous nous sommes rendu compte que nous étions très suivis. Ils connaissent toutes les saisons de l'émission par cœur et ils pensaient qu'ils ne pouvaient pas participer », assure Anne Cantegrit Thomas.

Bingo, le message a porté ses fruits puisque cette promotion 2021 propose pour la première fois un profil suisse en la personne de Jean-Daniel, poignant éleveur ultrasensible qui va en faire fondre plus d'une. Ce sont ainsi environ 70 candidats potentiels qui ont été contactés, avant d'aboutir à la sélection de 12 candidats que les téléspectateurs vont découvrir.

« Ils sont toujours tous très intimidés de rencontrer Karine. Donc, avec une équipe d'une douzaine de personnes, nous arrivons la veille du tournage de l'entretien pour les détendre, leur expliquer de quelle façon cela va se dérouler, les rassurer, explique Anne Cantegrit Thomas. Puis, Karine sait les mettre à l'aise comme personne, car elle n'est jamais dans le jugement. »

Newsletter La liste de nos envies
Nos coups de cœur pour se divertir et se cultiver.
Toutes les newsletters

Les participants n'ont cependant pas de droit de regard sur le montage de leur portrait et le rendu final. « Ils les découvrent le soir de la diffusion, comme tous les autres spectateurs », précise la responsable, qui passe généralement cette soirée à échanger avec eux par textos. A chacun, elle distille l'ultime conseil : « Si vous êtes honnête, vous attirez des prétendants honnêtes. »

Le rôle de Karine Le Marchand évolue

Petite nouveauté cette année : Karine Le Marchand ne va pas forcément à la rencontre de tous les agriculteurs chez eux. Certains d'entre eux ont enregistré l'entretien avec l'animatrice dans une maison louée pour l'occasion, en région parisienne.

« Comme l'année dernière où, pour la première fois, elle assistait au speed dating, nous avons voulu continuer à faire évoluer son rôle, expliquent Hélène Dewert et Marlène Loubière, les productrices. L'idée, c'était aussi d'intégrer plus de séquences de contexte, pour mettre la lumière sur l'environnement de chaque personnalité. »