France 2 : Karine Baste-Régis, nouveau joker du 20 Heures

Actuelle présentatrice des JT de «Télématin», la journaliste succède à Julian Bugier pour remplacer Anne-Sophie Lapix au 20 Heures pendant ses vacances.

 En plus des JT de «Télématin», Karine Baste-Régis présentera occasionnellement le 20 Heures de France 2.
En plus des JT de «Télématin», Karine Baste-Régis présentera occasionnellement le 20 Heures de France 2. Gilles Gustine

« Waouh! Le 20 Heures de France 2, c'est fou! lâche Karine Baste-Régis. J'ai dû mal à réaliser encore. » A l'été 2016, elle présentait le tout premier JT de la nouvelle chaîne Franceinfo, dans la matinale de Laurent Bignolas. Quatre ans plus tard, France Télévisions propulse cette Martiniquaise de 37 ans au 20 Heures comme joker d'Anne-Sophie Lapix. KBR, comme on l'appelle en régie, remplace donc Julian Bugier, qui, lui, héritera du 13 Heures à partir 4 janvier 2021.

Tout s'est joué ce lundi après-midi, quand Laurent Guimier, patron de l'information du groupe France Télévisions, l'appelle sur son portable. « Il m'a d'abord dit que le 13 Heures de France 2 n'était pas pour moi, confie Karine Baste-Régis. J'étais déçue, bien sûr. J'avais plein d'idées pour cette édition. » Mais la seconde suivante, Guimier lui propose d'être joker du 20 Heures. « J'ai répondu : Bah oui ! poursuit celle qui n'en avait jamais rêvé. C'est tout moi, ça. Je me laisse porter par le vent. Je suis à fond Carpe diem. Et là, je ne m'y attendais pas du tout. Moi qui aime les défis, je suis servie ! » Elle se décrit aussi comme « une extraterrestre, qui ne guette jamais les courbes d'audiences ».

Félicitée par Anne-Sophie Lapix

A quand ses débuts ? Elle a rendez-vous ce mardi pour en savoir davantage lors d'un entretien plus officiel. Le stress, elle ne connaît pas. « Un sujet qui ne se lance pas, un invité qui plante, qui part pendant une interview… Il m'est déjà tout arrivé, s'amuse KBR. Mais le soir de mon premier 20 Heures, j'aurai sûrement une boule au ventre. » En attendant, son téléphone est en surchauffe. Anne-Sophie Lapix, titulaire du JT du soir, a été l'une des premières à la féliciter. « Elle m'a dit qu'elle était ravie pour moi, qu'elle était à ma disposition et que l'équipe était très chaleureuse », poursuit cette mère d'un garçon de 6 ans.

Avec cette promotion interne, c'est la diversité qui est mise en valeur, un des engagements majeurs du deuxième quinquennat de Delphine Ernotte, reconduite cet été à la présidence de France Télévisions. « J'ai pleinement conscience de cet aspect, mais on m'a aussi dit que ma nomination était évidente pour d'autres raisons, à commencer par mes compétences. » Ce que confirment ses proches. « Karine est une journaliste exigeante, rigoureuse, raconte son ex-binôme sur la chaîne Franceinfo, Samuel Etienne. Et elle a une vraie présence à l'antenne. C'est aussi une bonne copine, qui entraîne les gens. Elle a compris l'importance de créer une super ambiance autour d'elle. »

Recrutée par Stéphane Dubun

Depuis 2019, Karine Baste-Régis a retrouvé Laurent Bignolas pour les flashs infos de « Télématin ». Le week-end des 6-7 juin, elle a également été joker du« 13 Heures » de la Deux, après des passages au « Soir 3 » du week-end.

Sa carrière a commencé en 2003, dans sa Martinique natale, après trois ans en Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle, à Nice (Alpes-Maritimes), spécialisation journalisme. D'abord comme JRI (journaliste reporter d'images), puis rédactrice et monteuse pour des sujets sur Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Cette fille d'un inspecteur de police et d'une infirmière à la retraite fait sa première apparition à l'antenne en 2007, à la présentation de « Magazine Caraïbe », un JT local. Avant une longue série d'expériences diverses sur ce qui est devenu Martinique la 1ère : de l'animation de débats à la couverture d'événements sportifs.

Jusqu'en 2016. Cette année-là, elle présente une émission spéciale sur le virus Zika, depuis Paris. Dans l'ascenseur de France Télévisions, elle croise Stéphane Dubun, directeur de la chaîne Franceinfo. « Il m'a dit : Je te veux pour le lancement, se souvient-elle. Depuis, je fais confiance à ma bonne étoile. »