Stéphane Bern à Monaco : «Jouer ici, c’est un signal fort»

L’animateur a donné une représentation de son seul-en-scène, «Vous n’aurez pas le dernier mot», en janvier dans la principauté.

 « La date était calée depuis longtemps et, symboliquement, c’était très important de jouer » explique Stéphane Bern, qui est monté sur scène à Monaco.
« La date était calée depuis longtemps et, symboliquement, c’était très important de jouer » explique Stéphane Bern, qui est monté sur scène à Monaco. Fabienne RAPPENEAU

Stéphane Bern a pu remonter sur scène dans la principauté le mois dernier, avec son spectacle « Vous n'aurez pas le dernier mot ». Une représentation à laquelle il n'était pas question pour lui de renoncer.

Vous avez joué votre seul-en-scène à Monaco le 15 janvier. Qu'avez-vous ressenti ?

STÉPHANE BERN. Ça m'a fait tellement de bien ! Les gens étaient chaleureux, c'était comme célébrer le retour de la culture. Comme le spectacle avait été avancé à 15 heures en raison du couvre-feu (NDLR : à cause de la crise sanitaire, Monaco impose un couvre-feu à 19 heures), certaines personnes avaient même posé leur journée pour venir. Ça m'a vraiment touché. J'en ai profité pour voir une exposition et des amis que j'ai ici.

Vous ne jouez plus depuis des mois. N'était-ce pas compliqué de remonter sur scène pour une seule date ?

Quand on ne joue plus depuis longtemps, il y a forcément des maladresses de retour. J'ai eu la chance de pouvoir faire un filage juste avant, avec le metteur en scène. Ça m'a permis d'être mieux préparé. Parce qu'en plus, le public monégasque a la réputation de ne pas être facile ! Une fois qu'on est lancé, le public vous porte, vous galvanise.

D'autres artistes ont annulé leur date à Monaco. C'était important pour vous de maintenir ce spectacle ?

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La date était calée depuis longtemps et, symboliquement, c'était très important de jouer. C'est un signal fort qu'on a voulu donner. Pour montrer que la culture est un bien essentiel, qu'on ne peut pas s'en passer.

Même Churchill le disait, quand on lui proposait de réduire le budget de la culture pour financer l'effort de guerre : « Si ce n'est pour la culture, pourquoi nous battons-nous ? » Si on vit, si on survit, c'est pour la culture ! Et je maintiens qu'il n'y a pas plus de risque de contamination dans un théâtre que dans un centre commercial. A Monaco, il n'y a pas eu de flambée à cause des théâtres.