«Penny Dreadful», «The Killing», «Petit Vampire»… 5 séries qu’on a tant aimées

Chaque dimanche, l’un de nos journalistes ouvre le jardin secret de ses séries préférées, récentes ou très anciennes.

 «Wynonna Earp», «The Killing», «Penny Dreadful», «Petit Vampire», «The Rain» : les 5 séries préférées de Renaud Baronian, chef  adjoint du service Culture du Parisien.
«Wynonna Earp», «The Killing», «Penny Dreadful», «Petit Vampire», «The Rain» : les 5 séries préférées de Renaud Baronian, chef adjoint du service Culture du Parisien. Prod

Le plaisir coupable : «Wynonna Earp»

La série pour les jours où rien ne va : un improbable mélange de western et de film de zombies, envisagé comme une grosse blague. Il fallait oser imaginer que la descendante du marshall Wyatt Earp devienne son héritière maudite, obligée de dégommer les Revenants, criminels morts-vivants tués par son arrière-grand-père, pour protéger la ville de Purgatory, aidée par un ami « immortel » de son aïeul, avec qui elle entretient une relation amoureuse. N'importe quoi ? Probablement. Dingo ? Assurément. Mais ça fait tellement de bien !

« Wynonna Earp », quatre saisons (2016-2020), disponible en DVD avant un retour sur Netflix.

L'addiction : «The Killing»

J'ai commencé à l'envers, en 2011, par le brillant remake américain avant de découvrir l'originale, la série danoise. Et alors là, quel suspense! Trois folles saisons en compagnie de Sarah Lund, policière qui enquête sur des crimes et qui va s'entêter à explorer leurs ramifications politiques, au risque de se faire virer et de nuire à sa vie privée. Que de nuits blanches devant mon écran! L'héroïne est tellement malmenée, il y a tant de surprises et de retournements de situations dans « The Killing ». Impossible de ne pas se répéter : « Allez, encore un épisode… ».

« The Killing », trois saisons (2007-2012), en ligne sur Arte.tv

La claque : «Penny Dreadful»

En 2014, un ami me parle tellement de cette série… que je m'abonne à Netflix pour la découvrir. Le choc : l'atmosphère gothique, dans l'Angleterre victorienne où trois personnages hors normes luttent contre les forces des ténèbres, m'emballe. Tout comme les loups-garous, Dorian Gray, Frankenstein, Dr Jekyll ou Dracula, que je croise, tous fantasmés, revisités, sublimés… Mais la plus forte, c'est cette héroïne tragique aux pouvoirs magiques, campée par une magnifique Eva Green. Le rôle de sa vie.

« Penny Dreadful », trois saisons (2014-2016), MyCanal.

Le doudou : «Petit Vampire»

Cette série a l'âge de ma fille. Je la regardais avec elle lorsqu'elle avait 4 ans. Je dois une fière chandelle à Joann Sfar : grâce à son héros, un jeune vampire qui se lie d'amitié avec un gamin qu'il vient « visiter » chaque nuit, j'ai pu expliquer en douceur à mon enfant des concepts tels que la mort, la transmission, les regrets… Tout en rigolant bien avec des personnages ahurissants comme Fantomate, le chien rouge à l'accent marseillais qui flatte nos racines, ou Marguerite, créature qui aime beaucoup « manger du caca » !

«Petit Vampire», une saison de 52 épisodes (2004), Canal + Family.

La nouveauté : «The Rain»

Lancée en 2018, cette histoire de jeunes Danois qui essaient de fuir un virus mortel contaminant toute la planète via l'eau de pluie prend une résonance particulière aujourd'hui, alors que sa troisième et ultime saison vient d'arriver sur Netflix. Mais je l'aime surtout pour son rythme, tout en douceur, ses personnages si réalistes, son suspense par moments insoutenable. « The Rain », série d'anticipation qui ne ressemble à aucune autre, sonde l'âme de ses héros, et la nôtre au passage : troublant et épatant.

« The Rain », trois saisons (2018-2020), Netflix.