«La Flamme» : le festival Canneseries a ri avec Jonathan Cohen

La série «la Flamme» a été projetée en ouverture du Festival Canneseries vendredi soir et son équipe a pu en partager les coulisses avec le public ce samedi matin.

 Doria Tillier, Youssef Hajdi, Camille Chamoux, Céline Sallette, Jonathan Cohen et Jérémie Galan lors de l’avant-première de « la Flamme » diffusée à Canneseries.
Doria Tillier, Youssef Hajdi, Camille Chamoux, Céline Sallette, Jonathan Cohen et Jérémie Galan lors de l’avant-première de « la Flamme » diffusée à Canneseries. AFP/Valery Hache

« Il y a beaucoup de monde, c'est très impressionnant. On est très fiers que la Flamme fasse l'ouverture de ce festival. » Sur la scène de l'auditorium Lumière, au sein du Palais des festivals de Cannes, Jonathan Cohen ne cache pas son émotion, ravi de pouvoir montrer sa série en public pour la 3e édition de Canneseries ce vendredi soir. Un événement mis en avant par la ville où un avion a fait des allers-retours au-dessus de la Croisette quelques heures plus tôt, tractant une banderole aux couleurs de « la Flamme » avec le visage de Jonathan Cohen en grand.

Près de 1 000 personnes masquées et placées un siège sur deux dans la grande salle ont découvert les trois premiers épisodes de la comédie qui sera diffusée sur Canal + à partir de lundi soir. Jonathan Cohen, 40 ans, est coscénariste, coréalisateur et acteur principal de cette comédie qui parodie une émission de téléréalité du type « Bachelor ». Il y incarne Marc, un pilote de ligne, face à 13 prétendantes interprétées par un casting cinq étoiles : Géraldine Nakache, Leïla Bekhti, Ana Girardot, Adèle Exarchopoulos, Florence Foresti

Dès les premières minutes de la projection, les rires fusent dans la salle. Face à la bêtise du héros ou aux déboires des jeunes femmes qui en font des tonnes pour tenter de le séduire, les vannes font mouche. Jonathan Cohen a d'ailleurs qualifié la série de « grande blague » en introduction face aux festivaliers. Les applaudissements fournis à l'issue des trois volets confirment l'accueil chaleureux qu'a reçu cette « Flamme ».

Présent dans la salle, Mahfoud, entrepreneur de 30 ans n'était pourtant pas très emballé par l'idée de départ : « La téléréalité, ce n'est pas ma tasse de thé, mais j'ai adoré. Je trouve que c'est une très bonne mise en abîme et j'ai hâte de voir la suite. » Habitant Le Cannet, juste à côté de Cannes, le jeune homme attendait impatiemment ce festival après le report de la date initialement prévue au printemps.

Féru de séries et de films, abonné à toutes les plates-formes (Netflix, Amazon Prime Video, OCS, Canal + et Disney +) et enthousiasmé par la projection de la veille, Mahfoud a également assisté, ce samedi matin, à la rencontre avec l'équipe de « la Flamme » en présence de Jonathan Cohen, du scénariste Florent Bernard, du réalisateur et scénariste Jérémie Galan, et du producteur Stéphane Drouet. Pendant une cinquantaine de minutes, les quatre hommes ont évoqué les coulisses de la série et leur processus de création, le tout ponctué par de courts extraits des épisodes. Cet échange a été filmé et sera accessible sur la plateforme Canneseries Live à partir de ce dimanche 11 octobre à 18 heures.

«Cette série est à l'image de Jonathan Cohen»

Dans le public, qui comptait une quarantaine de personnes, certains curieux n'avaient pas encore vu la fiction et se sont régalés de cet aperçu. Comme Fabienne, 62 ans, et Thierry, 66 ans, deux Parisiens qui ont profité de leurs vacances dans le Sud pour faire un tour à Canneseries. « Je marche à fond dans ce genre d'humour absurde, dans la décontraction, s'enflamme l'homme à la retraite. Jonathan Cohen est très sympa, il fait partie de cette nouvelle génération de comiques qui renouvellent le genre. » Pour sa compagne, « après avoir terminé Engrenages, qui est excellente, ça va nous changer de regarder quelque chose de plus léger, on en a besoin. »

Même bonne surprise pour Marie-Laure, 31 ans. « J'adore Jonathan Cohen, il est complètement fou, il me fait trop rire ! Il arrive toujours à nous surprendre, il a un univers bien à lui. » A quelques sièges de là, Julie, 32 ans, souligne aussi cette singularité. « C'est un acteur qui sait faire le show, cette série est à son image. » Pour autant, cette chargée de communication a été un peu déconcertée en voyant les trois premiers volets. « Parfois, j'ai l'impression de ne pas comprendre l'humour français. Le premier épisode est très efficace mais après c'est un peu répétitif, ça va trop loin dans le côté décalé, aberrant. En revanche, en cette période assombrie par le Covid-19, c'est le genre de séries qui fait du bien. » Car même si les multiples précautions sanitaires – masques obligatoires, multiples distributeurs de gel hydroalcoolique, prises de températures et portiques désinfectants à l'entrée des salles – ne peuvent faire oublier que le virus circule, une bonne séance de rire, ça n'a pas de prix.