«Arsène Lupin» : la série culte des années 1970 à revoir sur Madelen

Le feuilleton mythique, diffusé à partir de 1971 avec Georges Descrières, sera disponible en ligne dans son intégralité à compter du 12 février sur Madelen, la plateforme de l’INA.

 Georges Descrières reste l’inoubliable héros de la série «Arsène Lupin», ici avec l’actrice Claude Degliame, lors d’un tournage sur la plage d’Etretat, en 1973.
Georges Descrières reste l’inoubliable héros de la série «Arsène Lupin», ici avec l’actrice Claude Degliame, lors d’un tournage sur la plage d’Etretat, en 1973. AFP

Pour le monde entier, Lupin a désormais le physique et la classe d'Omar Sy, depuis le carton de la série sur Netflix, dont le public attend avec impatience la deuxième partie prévue à l'été. N'empêche, pour de nombreux spectateurs, difficile d'oublier le feuilleton éponyme des années 1970 avec Georges Descrières dans le rôle principal.

Bonne nouvelle : l'INA (Institut national de l'audiovisuel) est en train de mettre à disposition du grand public les deux saisons d' « Arsène Lupin » sur sa plateforme Madelen (2,99 euros par mois avec un mois d'essai gratuit). Depuis un an, le site offre l'accès à 13000 contenus d'archives et de pépites, séries, documentaires, et émissions mythiques. Si quelques-uns des 26 épisodes sont d'ores et déjà en ligne, il faudra attendre ce vendredi 12 février pour pouvoir visionner la série en intégralité.

Revoir Georges Descrières, inoubliable interprète

Revoici donc Arsène Lupin, dans cette adaptation de l'œuvre de Maurice Leblanc datant de 1971, dont le générique signé Jacques Dutronc est resté culte. Le chanteur y interprète deux chansons, dont le fameux « Gentleman cambrioleur », alias « le plus grand des voleurs », sur une musique de Jean-Pierre Bourtayre.

« C'est justement sur les droits de ces morceaux que nos négociations achoppaient pour inscrire ce programme à notre catalogue », explique Pauline Baduel, la responsable de Madelen. Après plusieurs années de démarches juridiques, l'INA a enfin reçu le feu vert la semaine dernière et présente non sans fierté cette version restaurée qui évolue dans les années 1930.

C'est donc l'occasion de (re)découvrir la performance et l'humour de Georges Descrières, inoubliable interprète du rôle-titre. La France entière a adoré le jeu de ce grand comédien venu du théâtre et sociétaire de la Comédie française, de la belle ouvrage, toute en finesse et en bons mots. « On reste bluffés par l'art du travestissement du personnage, qui possède foultitude de moustaches et autres perruques », souligne Pauline Baduel, qui, si elle goûte le feuilleton, n'en oublie pas moins de remarquer, amusée, « le côté macho » d'Arsène Lupin.

La distribution très riche de ce feuilleton va immanquablement réjouir tous les cinéphiles, puisqu'on y retrouve Marthe Keller, et un tout jeune premier, un certain Bernard Giraudeau, alors élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique où il décrocha un premier prix de comédie classique et moderne en 1974. Naissance d'un autre mythe.