Réalité virtuelle : Notre-Dame comme vous ne la verrez jamais

En travaux et toujours fermée, la cathédrale se dévoile à travers de nouvelles expériences de réalité virtuelle, accessibles à tous. Nous avons testé celle proposée à partir du 11 juillet, à Paris, chez FlyView.

 Une fois paré d’un casque et d’écouteurs c’est parti pour 18 minutes d’images souvent époustouflantes de Notre-Dame de Paris.
Une fois paré d’un casque et d’écouteurs c’est parti pour 18 minutes d’images souvent époustouflantes de Notre-Dame de Paris. AFP/Thomas Coex

Notre-Dame de Paris a déjà rouvert ses portes au grand public… virtuellement. La cathédrale sinistrée, dont les travaux se poursuivent cet été, notamment le démontage du grand échafaudage au cœur du brasier, est la star de deux films en réalité virtuelle, visibles du grand public dans des salles spécialisées, à Paris et en régions. Son inaccessibilité, l'émotion provoquée par l'incendie et sa renommée mondiale ont fait d'elle un sujet de choix pour les concepteurs de ce genre d'expériences immersives qui, de plus en plus, se tournent vers le patrimoine. Casques sur la tête, nous avons testé l'attraction parisienne en avant-première, baptisée « Revivre Notre-Dame ».

Près de l'Opéra, il faut passer la porte de « Flyview » pour vivre l'expérience et entrer dans un hall aux faux airs d'aéroport. Pour sa réouverture, à partir de samedi, la société spécialisée dans la réalité virtuelle, et notamment un survol de Paris et ses grands monuments, présente ce nouveau film consacré à Notre-Dame, jusqu'ici uniquement disponible sur Internet (à condition d'avoir son propre casque).

Il est désormais accessible à tous : une fois son billet acheté, il faut descendre l'escalier roulant, passer par un « préshow » de quelques minutes, notamment destiné à se familiariser avec le casque, puis pénétrer dans la « salle d'embarquement ». Une quinzaine de fauteuils pivotants, enveloppés de faisceaux lumineux, attendent les visiteurs. « N'hésitez pas à tourner sur vous-même pour profiter du spectacle », conseille l'hôtesse.

A vos pieds, le carrelage a explosé sous la chaleur…

Une fois le casque et les écouteurs chaussés, c'est parti pour 18 minutes d'images souvent époustouflantes. Les premières rappellent sobrement le terrible incendie et l'émotion, l'effarement, qui pouvait se lire sur chaque visage des témoins du drame.

Les images vous entraînent à la découverte du vaste chantier en cours, sous les renforts de bois posés pour soutenir les arcs-boutants./LP/Philippe Lavieille
Les images vous entraînent à la découverte du vaste chantier en cours, sous les renforts de bois posés pour soutenir les arcs-boutants./LP/Philippe Lavieille  

La suite vous fait entrer, dans les pas de Patrick Chauvet, le recteur de Notre-Dame, au cœur du bâtiment avant le sinistre. Vous voilà en haut, juste à côté des gargouilles, qui semblent si réelles qu'on a envie de tendre la main pour les toucher… Ou sous les combles, et leur charpente millénaire, à quelques centimètres des cloches. La messe, vous pouvez la suivre depuis l'autel, juste aux côtés de l'archiprêtre en pleine homélie.

La suite vous transporte dans le temps, après le sinistre. Il faut lever la tête pour voir le trou béant laissé par l'effondrement de la flèche. A vos pieds, le carrelage a explosé sous la chaleur et les chutes de débris. Plus loin, plus haut, les images vous entraînent à la découverte du vaste chantier en cours, sous les renforts de bois posés pour soutenir les arcs-boutants, aux pieds de l'immense échafaudage ravagé par les flammes et en cours de démontage. A chaque fois, l'impression de relief, la sensation de vertige, l'impression « d'y être » sont frappantes. Tout aussi saisissant, sont les face-à-face avec Patrick Chauvet, Anne Hidalgo, ou le général Georgelin assis en face de vous dans leurs fauteuils, aussi vrais que nature.

Au final, ce n'est pas seulement « Revivre Notre-Dame » mais voir la cathédrale comme vous ne l'avez jamais vu et comme vous ne la verrez jamais « en vrai ».

«Revivre Notre-Dame», chez Flyview (Paris IIe). Tarifs : 19 euros. Renseignements ici.