«Zardoz», «Octobre rouge», «le Nom de la rose»... Sean Connery savait tout jouer !

L’acteur, décédé dans la nuit de vendredi à samedi, avait tenu, et était parvenu, à sortir du rôle de 007 qui a construit sa légende. Retour sur ses plus grands films.

 Sean Connery interprète un commandant russe dans «A la poursuite d’Octobre rouge», considéré comme l’un des meilleurs films de sous-marins.
Sean Connery interprète un commandant russe dans «A la poursuite d’Octobre rouge», considéré comme l’un des meilleurs films de sous-marins. Prod

Quitter le costume de James Bond, d'abord provisoirement, puis définitivement, Sean Connery, décédé dans la nuit de vendredi à samedi, dans son sommeil, à l'âge de 90 ans, y a songé dès le deuxième 007, en 1963. Sélection de ses meilleurs longs-métrages.

«Pas de printemps pour Marnie» (1964)

C'est la première tentative du comédien pour prendre du champs avec 007. Pour ce portrait d'un play-boy qui tombe amoureux d'une femme hantée par ses névroses, le réalisateur Alfred Hitchcock a besoin d'un comédien au fort sex-appeal, incarnant la virilité, ce que Connery représente alors parfaitement. Mais il est à contre-emploi : l'héroïne traumatisée par des blessures d'enfance veut bien l'épouser, mais sans aucun contact physique... Ce n'est pas Bond qui aurait joué ce rôle de psy très patient.

«Zardoz» (1974)

Difficile de l'imaginer plus aux antipodes de sa classe légendaire que dans ce rôle. Pour ce film d'anticipation de John Boorman, où la Terre de 2293 est la proie de lutte entres tribus sanguinaires, il incarne Zed, «exterminateur » qui va torse-nu, en short rouge et arborant un long catogan ! Culte ou nanar ou sans doute les deux, selon les uns ou les autres. Mais l'acteur parvient à s'y montrer très crédible...

«L'Homme qui voulut être roi» (1975)

Connery aimait à rappeler qu'il s'agissait de son rôle favori, malgré les difficultés d'un tournage compliqué avec John Huston, immense cinéaste, notamment de westerns, films noirs et d'aventures, très attaché à ce projet. Il campe - à merveille - un Britannique qui rêve de devenir roi d'un petit pays proche de l'Inde.

«Le Nom de la rose» (1986)

En dehors des Bond, c'est le film qui l'a rendu le plus célèbre. Jean-Jacques Annaud a eu l'excellente idée, pour cette adaptation du roman d' Umberto Eco contant l'enquête, au XIVe siècle, sur une série d'assassinat de moines dans une abbaye, de lui confier le rôle de l'homme d'église chargé de l'investigation, auquel il prête toute sa force intérieure et sa sagesse.

«Les Incorruptibles» (1987)

Pour cette adaptation de la série télé des années 1950 consacrée à la traque d'Al Capone par une brigade d'agents fédéraux, Brian De Palma recrute un casting cinq étoiles : Robert De Niro, Kevin Costner... Mais Connery, en vieux flic roublard, leur vole la vedette.

«Indiana Jones et la Dernière Croisade» (1989)

Lucasfilm Ltd. & TM. All Rights
Lucasfilm Ltd. & TM. All Rights  

Qui, à part Sean Connery, pouvait se montrer plus sexy et séduisant que Harrison Ford alors qu'il incarne le père de ce dernier ? C'est sur cette rivalité virile que Steven Spielberg a construit la troisième mouture de sa saga d'aventures : une formidable idée couronnée de succès.

« A la poursuite d'Octobre rouge » (1990)

Dans cette adaptation du best-seller de Tom Clancy, Sean Connery est Marko Ramius, commandant d'un sous-marin nucléaire russe qui a décidé de passer à l'Ouest. Son incarnation très fine force le respect et contribue à la crédibilité du film.