«Une Vie secrète» : comme une sensation d’étouffement

Ce film espagnol, qui s’inspire de faits réels, raconte l’histoire de ces combattants républicains obligés de se cacher des années durant après la prise du pouvoir de Franco.

 Certains militants républicains seraient restés cloîtrés près de 30 ans chez eux.
Certains militants républicains seraient restés cloîtrés près de 30 ans chez eux. Prod

Dans un village d'Espagne en 1936, Higinio, qui est du côté des Républicains, craint d'être tué par les soldats franquistes. Avec l'aide de sa femme, il se cache dans le sous-sol de sa maison puis, à la faveur d'un déménagement, dans un petit espace aménagé derrière un placard d'une autre habitation. Au départ, il pense se terrer pour quelques semaines. Mais après la prise de pouvoir par Franco, il va assister à la naissance de son fils, avant de devoir supporter une attente atroce, faite de tensions avec ses rares proches, qui va durer… 30 ans.

Sidérant sur le fond, à cause de cette étonnante histoire qu'il raconte et qui est inspirée de faits réels (les « taupes », ces partisans républicains qui vécurent longtemps cachés furent surnommés ainsi et ont bel et bien existé), « Une Vie secrète » pèche hélas par sa forme, malgré une fin très émouvante.

Trop long — 2h27! —, le film prend le parti d'enfermer le spectateur avec son personnage principal, tout le récit se déclinant de son point de vue. Il en résulte une sensation d'étouffement qui s'éternise et devient éprouvante, car le film sort à un mauvais moment, en cette période de confinements successifs.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 2,5/5

« Une Vie secrète », de Jon Garaño, Aitor Arregi et José Mari Goenaga, avec Antonio de la Torre, Belén Cuesta, Vicente Vergara… 2h27.