«The Bold Type», «Malcolm et Marie»… 5 nouveautés à voir sur les plates-formes

Quoi de neuf sur les plates-formes de streaming ? Voici nos cinq conseils de séries et de films pour bien occuper ce week-end sous couvre-feu.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 Dans cette saison 4 de «The Bold Type» de nombreux thèmes féminins et féministes sont abordés  comme  : concilier vie professionnelle et maternité ou le droit de ne pas vouloir d’enfant...
Dans cette saison 4 de «The Bold Type» de nombreux thèmes féminins et féministes sont abordés comme : concilier vie professionnelle et maternité ou le droit de ne pas vouloir d’enfant... Prod

Comme avant chaque week-end, Le Parisien vous propose une sélection de programmes à ne pas manquer sur les plates-formes de vidéos en ligne. Cette semaine, le retour d'une série féministe, un thriller britannique, un huis clos passionnant, une anthologie horrifique, et un ovni cinématographique avec Salma Hayek et Owen Wilson.

Questionnements féminins dans «The bold Type»

AMAZON PRIME VIDEO. La série féminine et féministe sur trois jeunes femmes à New York est enfin de retour. Une fois de plus, elle s'empare de sujets d'actualité pour pimenter la vie de ses héroïnes, dont deux sont toujours employées par le magazine féminin « Scarlet », et la troisième, elle, vient de se faire virer et cherche un nouveau job. Le harcèlement au travail, les questions LGBTQ au sein du Parti républicain, concilier vie professionnelle et maternité ou le droit de ne pas vouloir d'enfant, sont autant de thèmes abordés dans cette saison 4. On adore aussi suivre le questionnement personnel de Jacqueline, rédactrice en chef du magazine. La fougue des débuts de la série est un peu atténuée, mais « The Bold Type » reste très attachante.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

« The Bold Type », série américaine de Sarah Watson avec Katie Stevens, Aisha Dee, Meghann Fahy… Saison 4 (2020), 16 épisodes de 42 minutes.

«The Sister», thriller entre passé et présent

SALTO. Russell Tovey (« Years and Years », « Looking ») porte « The Sister », thriller qui se déroule sur différentes époques. La série est la dernière création de Neil Cross, à qui l'on doit déjà la géniale « Luther » (disponible sur Netflix). Le soir du réveillon du Nouvel An entre 2009 et 2010, une jeune femme, Elise, disparaît. Trois ans plus tard, sa sœur Holly est toujours à sa recherche et lance un appel à témoins à la télévision. Devant son écran, Nathan Redman est interloqué et la contacte. Plus tard, en 2019, Nathan et Holly sont mariés, mais une ancienne connaissance du premier refait surface et il semble que Nathan soit lié à la disparition d'Elise… En quatre épisodes, « The Sister » est un thriller implacable qui n'hésite pas à ajouter quelques éléments de paranormal pour offrir une intrigue originale. Le mystère central nous triture les méninges de bout en bout et on se délecte de la tension permanente.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

« The Sister », mini-série britannique de Neil Cross (2020) avec Russell Tovey, Amrita Acharia, Bertie Carvel… 4 épisodes de 46 minutes.

Duel verbal avec «Malcolm et Marie»

NETFLIX. Un cadre unique, et seulement deux personnages. Comme au théâtre? Pas vraiment. « Malcolm et Marie » a pour décor une villa isolée des environs de Los Angeles. Ses deux protagonistes, Marie et son compagnon, Malcolm, reviennent de l'avant-première du nouveau film du second, jeune cinéaste noir dont la cote grimpe à Hollywood. La séance semble s'être très bien déroulée, ils attendent juste les retours des critiques américains influents qui y étaient invités. Mais rapidement, les esprits s'échauffent : leur dialogue parfois très musclé, entrecoupé de courtes réconciliations, va durer jusqu'au petit matin… Tourné dans un noir et blanc somptueux avec des cadrages audacieux qui subliment les deux acteurs, « Malcolm et Marie » ne s'avère pas une seconde ennuyeux. Passionnante, touchante, émouvante, la prise de bec s'avère de surcroît remarquablement interprétée par Zendaya, star de la série « Euphoria », et John David Washington ( « Tenet » ) chacun y allant de ses morceaux de bravoure.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

« Malcolm et Marie », drame américain de Sam Levinson (2020), avec Zendaya, John David Washington. 1h46.

Frissons à «Monsterland»

SALTO. Cette nouvelle anthologie horrifique américaine a été diffusée outre-Atlantique en octobre dernier sur la plate-forme de streaming Hulu. Les 8 épisodes de la première saison s'inspirent de nouvelles d'un auteur pas encore traduit chez nous, Nathan Ballingrud. Des histoires passées à la moulinette par Mary Laws, connue, elle, pour avoir travaillé sur la série « Preacher » ou le film « The Neon Demon ». Ancrée dans la sombre réalité quotidienne des Etats-Unis d'aujourd'hui, cette anthologie (chaque épisode conte une histoire indépendante) confronte des êtres humains à des créatures effroyables, mais les monstres ne sont pas toujours ceux qu'on pense! Une intéressante tentative d'horreur politique, un peu comme si Ken Loach se mettait à faire du fantastique.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 4/5

« Monsterland », série américaine de Mary Laws, avec Mike Colter, Taylor Schilling, Nicole Beharie… 8 x 52 minutes.

«Bliss», dans quel monde vit-on ?

AMAZON PRIME VIDEO. Employé qui vient de divorcer et clairement au bout du rouleau, Greg rencontre dans un bar Isabel, une femme étrange lui affirmant qu'elle et lui font partie des rares êtres réels présents dans ce monde qui n'est en fait qu'une simulation informatique… Troisième film du rare Mike Cahill, à qui l'on devait déjà le très étrange et très réussi « I origins », en 2014, « Bliss » bénéficie de la présence de deux acteurs forts, Salma Hayek, étonnante en clocharde du Los Angeles glauque d'aujourd'hui, et surtout Owen Wilson, dont on ne sait jamais si ce qu'il vit est la réalité ou une projection de son esprit. Le film, longtemps ambigu, a le mérite de choisir son camp dans les dernières minutes, et devrait plaire aux nombreux amateurs du dernier prix Goncourt, « L'Anomalie ».

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 3,5/5

« Bliss », drame américain de Mike Cahill, avec Salma Hayek, Owen Wilson, Nesta Cooper… 1h40.