«Relic» : lent, avec une fin incompréhensible

Traitant de la solitude et la déchéance à la fin de notre existence, l’intrigue de ce film australien patine pendant une heure.

 Edna revient après sa fugue, mais elle commence à développer un comportement inquiétant.
Edna revient après sa fugue, mais elle commence à développer un comportement inquiétant. Star Invest Films France

Edna, une vieille femme qui vit seule dans son grand cottage isolé dans la campagne australienne, disparaît subitement. Sa fille, Kay, et sa petite-fille, Sam, débarquent sur place et aident la police. Edna revient soudain, sans pouvoir expliquer sa fugue. Mais elle commence à développer un comportement inquiétant, tandis que les phénomènes étranges se multiplient dans la maison…

La jeune réalisatrice australienne Natalie Erika James ne manque pas de talent pour installer une tension permanente, notamment grâce à un gros travail sur le climat sonore. Mais c'est là aussi que le bât blesse : à force de semer le trouble chez le spectateur - les personnages sont-ils témoins de faits réels ou tout se passe-t-il dans leur tête, la maison est-elle vivante ou le simple reflet de la folie d'Edna ? - l'intrigue patine durant plus d'une heure et se contente de ressasser des scènes déjà vues ailleurs. Une fin incompréhensible finit de plomber ce film qui partait pourtant d'une bonne intention, montrer la déchéance et la solitude qui nous guettent tous à la fin de notre existence.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 2,5/5

«Relic», film fantastique australien de Natalie Erika James, avec Emily Mortimer, Robyn Nevin, Bella Heathcote… 1 h 30.