Nicolas Bedos dit adieu aux réseaux sociaux et à leur «violence» qu’il a «détestée»

Le réalisateur de « La Belle Epoque » pointe du doigt les « limites de l’expression directe et la perversion médiatique qu’elle provoque ».

 Dans un message posté aussi bien sur Twitter et Instagram, Nicolas Bedos a annoncé sa décision de se retirer des réseaux sociaux.
Dans un message posté aussi bien sur Twitter et Instagram, Nicolas Bedos a annoncé sa décision de se retirer des réseaux sociaux. LP/Fred Dugit

Nicolas Bedos est un trublion. Un enfant de la balle qui a pourtant jeté l'éponge ce samedi. Le réalisateur de « La Belle Époque » annonce qu'il va quitter les réseaux sociaux après plusieurs mois de présence et de polémiques. « Voilà plusieurs mois que, tout au chagrin de la mort de mes parents, les réseaux sociaux servent de jardin en friche à mes rancœurs personnelles et colères impulsives, m'offrant une tribune plus ou moins efficace face au fléau du politiquement correct qui menace gravement nos arts non essentiels et la liberté d'expression si chère à mes aïeux », écrit l'ancien chroniqueur de Canal Plus à la fois sur Twitter et sur Instagram.

Le fils de Guy Bedos annonce qu'il « décide de quitter les réseaux afin de me consacrer exclusivement à mon travail ». Il pointe du doigt les « limites de l'expression directe et la perversion médiatique qu'elle provoque » et ajoute que le « regard qu'il pose « sur notre société, nos stupeurs et nos doutes » n'aura plus d'autres réceptacles.

Le comédien-réalisateur, qui n'a jamais eu sa langue dans sa poche, rejette dorénavant cette « violence » des réseaux « à laquelle il a goûté et qu'il a détestée ». « Adieu à tous. Vivement la réouverture des salles obscures, vivement la réouverture d'un monde où la Culture se considère », conclut celui qui sera derrière la caméra du prochain OSS 117.

Parce qu'il ne pouvait pas se contenter d'un adieu consensuel, Nicolas Bedos a également partagé ce message en story sur son Instagram « Nicolas Bedos (en faux cul) », un compte alternatif. Il y a ajouté un commentaire digne de son humour noir et grinçant : « Bon vent, sale mâle blanc ivre de ses privilèges », a-t-il signé, avec un doigt d'honneur à lui-même de circonstance.