«A cœur battant» : une histoire d’amour dont on se lasse

Du début à la fin du film qui parle d’une relation à distance, on voit les personnages échanger par Skype, sur leur téléphone ou leur ordinateur...

 Dans « A cœur battant », Julie (Judith Chemla) est une mère dont le compagnon Yuval (Arieh Worthalter) est coincé à Tel Aviv, sa ville natale, à cause d’un problème de visa.
Dans « A cœur battant », Julie (Judith Chemla) est une mère dont le compagnon Yuval (Arieh Worthalter) est coincé à Tel Aviv, sa ville natale, à cause d’un problème de visa. Prod

Le film s'ouvre avec une conversation amoureuse par ordinateurs interposés : pourtant tourné avant la crise sanitaire, « A cœur battant » met en scène une relation à distance. Alors que Julie est à Paris avec leur bébé, Yuval est coincé à Tel Aviv, sa ville natale, à cause d'un problème de visa.

Mais le blocage administratif va durer et les tensions croître entre la Française et l'Israélien... Du début à la fin du film, on voit les personnages échanger par Skype, sur leur téléphone ou leur ordinateur. Un prouesse technique, mais dont le résultat se révèle irritant car, comme dans la vraie vie, Julie et Yuval sont confrontés à des problèmes de son, de réseau, de lumière. Le fond du film est à l'avenant : si les mécanismes qui président au délitement d'une relation sont assez finement décryptés, on se lasse vite de ces disputes banales... qui ont en fait beaucoup moins à voir avec la distance qu'avec l'épreuve du quotidien.

LA NOTE DE LA RÉDACTION : 2/5

«A cœur battant», drame franco-israélien de Keren Ben Rafael. Avec Judith Chemla, Arieh Worthalter, Noémie Lvovsky… (1h30)