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Contrôle technique : «Avec le simulateur, le consommateur pourra faire son choix»

Alain Griset, ministre en charge des TPE-PME, annonce la mise en ligne d’un comparateur de prix des contrôles techniques automobiles et analyse l’intérêt pour les consommateurs.

 Pour Alain Griset, en charge de TPE-PME auprès du ministre de l’Economie, « tout ce qui concourt à éclairer le choix du consommateur va dans la bonne direction ».
Pour Alain Griset, en charge de TPE-PME auprès du ministre de l’Economie, « tout ce qui concourt à éclairer le choix du consommateur va dans la bonne direction ». LP/Frédéric Dugit

Pour permettre au consommateur de s'y retrouver dans la grande disparité tarifaire des contrôles techniques et des contre-visites, les prix sont désormais renseignés dans un comparateur mis en ligne ce jeudi par le ministère de l'Economie. Un outil qui permet aux automobilistes de faire leur choix en toute liberté, comme nous l'explique Alain Griset, le ministre en charge des TPE-PME.

Pourquoi avoir décidé de mettre en place ce comparateur ?

ALAIN GRISET. C'est une idée proposée par le précédent gouvernement pour répondre au mouvement des Gilets jaunes. Le dossier des contrôles techniques faisait l'objet d'une contestation car l'augmentation du nombre de points de contrôles induisait une augmentation des prix. A la demande des organisations professionnelles de l'automobile, le gouvernement a décidé de lancer un comparateur de prix pour apporter de la transparence. L'outil est aujourd'hui disponible pour les consommateurs.

Dans certains départements, les prix peuvent passer du simple au double. Comment l'expliquez-vous ?

Il peut y avoir différentes raisons : le prix du foncier est plus lourd à certains endroits, d'autres où les entreprises ont des structures qui génèrent plus de coûts, d'autres enfin qui considèrent qu'il faut faire plus de marges. Nous sommes dans un marché concurrentiel. C'est pour cela qu'avec le simulateur, le consommateur pourra faire son choix, de manière éclairée, en fonction des prix et des prestations.

Contrôle technique : «Avec le simulateur, le consommateur pourra faire son choix»

Le gouvernement pourrait-il fixer un prix maximum pour éviter les abus ?

Non. Je suis pour la responsabilisation du consommateur, qui fait son choix. S'il va dans un endroit plus cher, c'est qu'il a des raisons d'y aller : pour des raisons de proximité, de service, parce que l'endroit est plus agréable…

Mais la même qualité de prestation n'est-elle pas attendue dans des établissements agréés ?

Il y a des bases légales et tous ceux qui ont un agrément les respectent, mais la prestation n'est pas seulement technique. Elle est aussi qualitative. Est-ce que le centre de contrôle respecte les horaires prévus ? Est-ce qu'on attend avec un petit café ? Est-ce que le véhicule est bien traité, par exemple avec des housses sur le volant et sur les sièges ? Le consommateur, une fois qu'il a tous les prix à sa disposition, peut faire son choix.

Le simulateur prévoit-il une évaluation qualitative ?

Non, ce n'est pas prévu pour l'instant.

Le contrôle technique donne-t-il lieu à des abus, voire à des arnaques ?

Je n'ai pas de remontées en ce sens de la part de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Il existe déjà un comparateur du prix des carburants, un autre des contrôles techniques. Demain, un comparateur du coût des réparations automobiles pourrait-il voir le jour ?

Si les organisations professionnelles considèrent que le coût horaire de la main-d'œuvre mérite d'être comparé, pourquoi pas ? Tout ce qui concourt à éclairer le choix du consommateur va dans la bonne direction. Mais, pour l'instant, je n'ai aucune demande en ce sens, ni de la part des consommateurs, ni de la part des représentants des garagistes.