Né le
19 décembre 1925 à Aïn el Karma (Constantine),
il effectua ses études à Constantine puis travailla à l'usine
de tabac appartenant à Bentchicou.
Il milita dès son jeune âge dans les rangs du Parti
du Peuple Algérien puis
au sein du Mouvement
pour le Triomphe des Libertés Démocratiques et
devint un membre actif de l'Organisation
Spéciale.
A partir de 1950, commença pour lui une vie de clandestinité.
Il fut jugé par les autorités françaises en
1951 en raison de son activité politique et condamné à 10
ans d'emprisonnement. Il se rendit à Médéa
et dans l'Ouest algérien afin de prendre contact avec les
militants.
Il fut parmi les fondateurs du Comité Révolutionnaire pour
l'Unité et le Travail puis de l'Organisation Spéciale.
Il participa aux préparatifs pour le déclenchement de la Révolution
dans la Capitale et ses environs. Il fut arrêté cinq mois après
le déclenchement
de la Révolution,
le 16 mars 1955 et condamné par un tribunal militaire français à la
prison à perpétuité assortie de travaux forcés.
En
dépit de sa présence en prison en France, la direction
du Front
de Libération Nationale le
désigna néanmoins comme membre du Conseil
National de la Révolution Algérienne
puis dans le Comité de Coordination et d'Exécution
et enfin ministre d'état dans le Gouvernement
Provisoire de la République Algérienne (GPRA) en
1958.
Après trois grèves de la faim successives pour revendiquer
le statut de prisonnier politique, il fut transféré avec
ses compagnons qui avaient été enlevés avec
lui en octobre 1956 (Ben
Bella, Boudiaf, Aït
Ahmed et Khider)
Il fut libéré avec le groupe le 20 mars 1962 et mourut
le 11 avril 2000.