Il
débuta son combat en 1851et fut arrêté à Mascara près de Boghar
qu'il quitta en cachette le 05 septembre 1851. Il rejoignit
le chérif Mohamed Ben Abdallah à Rouisset (Ouargla) et agit
en coordination avec lui. Il s'acharna à défendre la ville
de Laghouat et ses ksours ainsi que Ouargla.
Il se réfugia à Tozeur et Nafta dans le Djerid tunisien et en
Tunisie, noua des contacts avec les réfugiés algériens. A partir
de là, il lança des attaques contre les agents français.
Lorsque la
résistance des Ouled Sidi Cheikh fut
déclenchée en 1846, Bennacer Ben Chohra retourna clandestinement
en Algérie, entra à Ouargla, prit contact avec Si Laâla le 6
août à Takine et participa avec lui à de nombreuses batailles.
En 1865, il retourna à Ouargla en compagnie de Si Laâla, se rendit à al
Méni'â et Ain Salah en vue de mobiliser les gens et étendit son
action jusqu'à Aïn Madhi.
Tout en menant son combat en Algérie, il n'interrompit pas ses
contacts avec la Tunisie où il continuait à se rendre pour recruter
des partisans, fomenter des plans et assurer la fourniture d'armes
et de provisions.
Il participa à la
résistance d'El Mokrani et
El Haddad en 1871, agissant sur le front du Sahara oriental.
Après l'arrestation le 20 janvier 1872 de Ali Boumezrag, chef
des partisans d'El Mokrani, près de Rouissett, Bennacer Ben Chohra
poursuivit son activité à partir du Djerid et Nefzaoua jusqu'à ce
que le Bey de Tunis l'oblige à quitter le territoire tunisien.
Il se rendit à Beyrouth où il mourut en 1884.