Durant
son séjour à Tunis et grâce à sa fréquentation des milieux
estudiantins, il développa une relation privilégiée avec Abi
al Yakdhan et le poète Ramdhane Hamoud.
De retour en Algérie, il devint un membre actif de l'Association
des Etudiants musulmans nord africains, opposée à la politique
d'assimilation, outre ses penchants pour le mouvement réformiste
représenté par l'Association
des Ulémas.
Moufdi Zakaria adhéra à l'Etoile
Nord Africaine puis
au Parti
du Peuple Algérien.
Il composa l'hymne du parti intitulé "fidae
al jazaïr" (le
sacrifice pour l'Algérie).
Arrêté en août 1937 par les autorités françaises en compagnie
de Messali
El Hadj,
il fut libéré en 1939 et créa avec les autres militants le journal "Ech-Chaab" (le
peuple), organe du PPA.
Il fut emprisonné à plusieurs reprises, en février 1940 (six
mois) et après le 08 mai 1945 (03 ans).
A sa sortie de prison, il adhéra au Mouvement
pour le Triomphe des Libertés Démocratiques,
rejoignit les rangs de la lutte de libération en 1955 et fut
de nouveau arrêté en avril 1956 et enfermé à la prison "Barberousse" (l'actuelle
Serkadji ) pendant 03 ans.
A sa libération, il se réfugia au Maroc puis en Tunisie où il
collabora à la rédaction du journal "El
Moudjahid" jusqu'à l'indépendance.
Moufdi Zakaria est célèbre grâce à l'hymne national officiel "Qassaman" dont
il composa les paroles ainsi qu'un recueil "al-lahab al
mouqadiss" (la flamme sacrée) et "iliadhatou al jazaïr"(L'épopée
de l'Algérie).