De
son vrai nom Mohamed Boukharouba, il naquit le 23 août 1932 près
de Guelma et grandit au sein d’une famille de paysans pauvres.
Il apprit le Coran dans son village puis entra à l’école Lambert à Guelma
où il vécut les massacres
du 8 Mai 1945 alors
qu’il n’avait que 13 ans. En 1948, il se rendit à Constantine
pour poursuivre ses études à l’école El Kettania.
Il refusa l’incorporation dans l’armée française et décida, en
janvier 1951, de partir au Moyen-Orient. Arrivé au Caire en février
de la même année, il s’inscrivit à l’université El Azhar tout en
suivant les cours du soir au lycée el Khidiwi (Le Khédive). C’est
là qu’il fit la connaissance du militant algérien Ali Mougari,
natif de la ville de Lakhdaria qui le convainquit de suivre un
entraînement militaire.
Lors du déclenchement de la Révolution, il rejoignit ses rangs
et participa au transfert des armes à partir de l’Egypte à bord
du bateau Diana, mis à la disposition de la Révolution Algérienne
par l’épouse du roi Hussein de Jordanie.
Boukharouba devint membre du commandement de la cinquième région
(Oran) et participa à l’organisation de cellules révolutionnaires
dans la région jusqu'au mois de septembre 1957, date à laquelle
il fut promu au grade de colonel et devint chef de la wilaya V,
en remplacement de Abdelhafid
Boussouf qui
avait été désigné au Comité de
Coordination et d’Exécution..
En 1960, il fut nommé chef d’état-major général de l’Armée
de Libération Nationale et
s’installa dans la région de Ghardimaou, aux frontières algéro-tunisiennes.
Là, il supervisa l’organisation de l’armée des frontières en unités
militaires modernes.
Parallèlement à ses activités militaires, il participa de façon
efficace à la résolution de problèmes politiques entre le
Gouvernement Provisoire et
l’état –major jusqu’au moment où il y eut le conflit entre eux
en juin1962.
En septembre 1962, il entra à Alger à la tête de l’armée des frontières.
Il mourut le 27 décembre 1978.