Suite
au déclenchement
de la Révolution,
Benyoucef Benkhedda fut emprisonné par les autorités françaises
et ne fut libéré qu'en avril 1955 pour adhérer après cela à la
Révolution et rejoindre Abane
Ramdane.
Après le Congrès
de la Soummam,
il fut désigné membre permanent au Conseil
National de la Révolution Algérienne
puis au Comité de
Coordination et d'Exécution.
Après l'arrestation du martyr Larbi
Ben M'hidi en
février 1957, Benyoucef Benkhedda quitta l'Algérie pour la Tunisie
en compagnie de Krim
Belkacem et
de là, rejoignit Le Caire.
Benkhedda fut écarté du Comité de Coordination et d'Exécution
avec Saad Dahlab, tout en restant membre du Conseil National
de la Révolution Algérienne. Mais, il ne cessa pour autant ses
activités et continua à accomplir diverses missions parmi lesquelles
la présidence de la délégation du Front de Libération Nationale à Belgrade
et à Londres dans le cadre de la propagande pour la question
algérienne dans les instances internationales.
En septembre 1958, il fut nommé ministre des affaires sociales
dans le Gouvernement
Provisoire de
la République Algérienne.
Le 28 août 1961, il fut désigné comme Président du Gouvernement
Provisoire en remplacement de Ferhat Abbès. Durant son mandat,
il fut confronté à de nombreux problèmes parmi lesquels:
- le problème des négociations avec le gouvernement français
- le conflit grave entre le GPRA et l'état-major général
Ben Khedda se retira
de la vie politique en septembre 1962 pour se consacrer à son
métier de pharmacien. Il mourut le 4 février 2003.