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REACTIONS
POLITIQUES FRANCAISES APRES LE DECLENCHEMENT DE LA REVOLUTION |
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1-
Réactions politiques françaises après le déclenchement de la Révolution |
Les
réactions de la France au déclenchement
de la guerre de libération le 1er novembre 1954
ont revêtu plusieurs formes : militaire, politique, médiatique,
de propagande et diplomatique.
D'ailleurs, sur le plan politique, militaire et médiatique, elle
fut très rapide afin de circonscrire la situation et tromper l'opinion
publique.
Ainsi, la France coloniale a d'abord tenté de minimiser le choc subi
en considérant que les événements avaient une portée limitée et qu'ils étaient
le fait de quelques "hors-la-loi". Cependant, le développement
de la Révolution a conduit les politiciens et chefs militaires français à faire
se succéder les menaces et les déclarations et ordonner le renforcement
des troupes d'occupation basées en Algérie en vue de faire face aux évènements
(voir carte de l'extension de l'activité militaire)
Par ailleurs, le gouvernement français a approuvé l'affectation d'importantes
ressources financières à l'effort
de guerre consacré à mettre fin à la Révolution
et à l'étouffer dans l'œuf avant qu'elle ne devienne incontrôlable.
L'armée française entreprit donc de lancer des opérations militaires
terrestres et aériennes en décembre 1954 et Janvier 1955 contre les
positions de la Révolution dans les Aurès, le Nord Constantinois,
la Kabylie et l'Ouest Algérien, l'encerclement des habitants, le
lancement de campagnes de ratissage et de recherches ainsi que la
création de zones
interdites.
Réactions politiques
françaises après le déclenchement de la Révolution.
Immédiatement après
l'explosion de la situation en Algérie suite au déclenchement
de la Révolution, les autorités françaises d'occupation ont
procédé à l'arrestation d'un grand nombre de militants du Mouvement
pour le Triomphe des Libertés et de la Démocratie MTLD.
Par ailleurs, le gouvernement français s'est empressé de prendre
la décision, le 5 novembre 1954, de dissoudre le parti et de
fermer de tous ses locaux et clubs en France et en Algérie
. Certains membres du Comité Révolutionnaire
pour l'Unité et l'Action CRUA furent également
victimes de cette campagne d'arrestations.
Il est alors apparu clairement que le gouvernement français n'avait
aucune connaissance des préparatifs pour la Révolution et ne disposait
d'aucune information sur ses initiateurs. C'est pour cela qu'il
fut procédé à l'arrestation de tous ceux qui avaient une relation
quelconque avec le mouvement national et surtout le courant indépendantiste.
Quant aux déclarations officielles, elles se succédèrent sous forme
de communiqués officiels et de déclarations faites aux médias français
et étrangers par les ministres et responsables français.
Sur le plan diplomatique, le gouvernement français s'est empressé d'accuser
des "parties étrangères" d'être derrière les actions
armées en Algérie et de faire de la propagande pour elles au niveau
international et la France pointait ainsi du doigt l'Egypte et
certains milieux arabes.
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